Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.
L’intervention d’une longueur excessive ne se justifiait que parce qu’elle introduisait parfaitement la seconde conférence relative à la biologie de « Tuta absoluta », à la genèse de son apparition dans cette région et sur les moyens et les perspectives de lutte afin de contenir, à défaut d’éradiquer ce fléau ravageur. C’est Amel Ababsia, la responsable du service entomologie de l’INPV, qui parlera avec rigueur de ce nouveau parasite de la tomate dont l’apparition en Algérie est signalée pour la première fois durant le printemps 2008, précisément dans les cultures sous serres de la région de Aâchaâcha.
Les moyens et les perspectives de lutte
Parfaitement construite à l’aide de diagrammes et de photos fort expressifs, l’intervention suscitera l’admiration des présents qui ne manquèrent pas de poser de nombreuses questions, notamment celles relatives aux moyens de lutte tant chimiques, par le recours aux insecticides, que biologiques, soit par le recours à un entomophage dont l’importation depuis l’Espagne serait imminente. Intervenant lors du débat, le représentant du recteur de l’université de Mostaganem rappellera que ce sont les chercheurs du cru qui ont permis l’identification de ce parasite.
Il soulignera également la disponibilité totale de l’université afin d’accompagner les fellahs dans leur quête d’une agriculture durable. A l’intention des cadres de l’INPV, il dira la disponibilité de l’instance universitaire à soutenir les actions tendant vers une meilleure maîtrise des techniques de luttes intégrées, qui peuvent faire l’objet d’un soutien multiforme de la part des chercheurs et des étudiants. Pour les fellahs, très sceptiques au demeurant, l’introduction de la lutte biologique ne semble pas faire beaucoup d’adeptes.
Pour preuve, cet engouement inqualifiable sur la copie de la liste des insecticides remise par les fonctionnaires de l’INPV. Ceux-là mêmes qui venaient vanter les mérites d’un entomophage dont le lâchage dans la région sera financé par l’Etat. Car tous les présents ne retiendront de ce parasite que sa voracité extrême et ses ruineuses conséquences sur leurs champs de tomates.