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Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.

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Le poulet à 320 DA/kg, l’œuf à 12 DA et… de sombres perspectives

Une flambée qui va persister au moins deux mois, selon les spécialistes

La spéculation continue son bonhomme de chemin et les consommateurs assistent ainsi, impuissants, à la hausse des prix du poulet et des œufs qui sont respectivement à plus de 320 et 12 dinars.

L’offre de la viande blanche et de l’œuf s’avérant insuffisante depuis juin dernier, les prix de ces produits ont nettement grimpé, tout particulièrement ces derniers jours. Mais qu’est-ce qui explique cette flambée? Les professionnels mettent en avant la hausse des prix du maïs et du soja qui composent l’aliment de volaille. «Le quintal de ces produits est passé de 4.000 à 4.500 Da, et même plus», dira un aviculteur de Mostaganem qui explique: «En dépit de la cherté des intrants, le prix de la viande blanche était resté à son niveau pendant une longue période.

C’est cette situation qui a poussé le secteur à ne pas procéder à la mise en place du poussin de chair et du poussin dit d’un jour ou repro-ponte». Selon notre interlocuteur, «cet état de fait devait engendrer une augmentation du prix du poulet de chair et de l’œuf de consommation, devenus rares entre-temps». «L’offre a effectivement tant diminué et la demande forte dans la filière chair et œuf de consommation», dira-t-il en ajoutant que les prix de détail ne pouvaient ainsi qu’augmenter. Il y a lieu de signaler dans ce contexte que bon nombre d’aviculteurs ont changé d’activité à cause justement de la hausse des prix des intrants. Evidemment, le consommateur ne l’entend pas de cette oreille. D’aucuns estiment qu’il y a derrière cette flambée des prix une question de spéculation. Toujours est-il, il est quelques lueurs d’espoirs qui pointent à l’horizon. «S’agissant de la viande blanche, le prix pourrait se régulariser», nous dit-on, si toutefois la production du poussin de chair est soutenue, le poulet de chair devenant prêt à la consommation en 56 jours. Pour ce qui est de l’œuf de consommation, cela durera un peu plus longtemps car il faudrait que le poussin repro-ponte soit mis en place dans le bâtiment d’élevage où il doit passer au moins 4 mois avant d’être, ensuite, dirigé vers le centre de reproduction d’œufs. «Au départ, l’œuf produit par la poule pondeuse sera de petit calibre», souligne l’aviculteur qui explique qu’«il faudra attendre plusieurs pontes pour que l’œuf atteigne un calibre normal et soit commercialisé». Ce cycle de reproduction, long, laisse ainsi une grande période aux spéculateurs qui ne se gênent pas aujourd’hui de céder l’unité à 12 dinars, voire 13 dinars. Le retour aux anciens prix n’est donc pas pour demain. Signalons enfin que la baisse de la TVA à 7%, exclusivement à l’importation de l’aliment, n’a pas eu l’effet escompté, et ce, d’autant plus que le produit livré aux éleveurs est toujours assujetti à 17% de TVA.
S. Ben

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