Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.
Manque de chance pour Mostaganem ! Il se trouve que Mme le wali ne soit pas de cette catégorie de chefs d’exécutif de wilaya communément qualifiés de «fonceurs» en jargon administratif, et c’est le marasme bureaucratique généralisé, qui empoisonne le quotidien de milliers de citoyens ayant affaire aux services administratifs, publics ou parapublics. Et, ils sont de plus en plus nombreux, ces citoyens à se demander jusqu’à quand perdurera cette léthargie paralysante. Cet état de fait chronique est concrétisé par des cartes grises de véhicules et autres engins, qui sont délivrées dans des délais, qui dépassent l’entendement, par des locaux commerciaux du programme présidentiel, réalisés il y a plus de 2 ans et dont on retarde l’attribution pour on ne sait quelle échéance, par des dizaines de logements, parfois retapés à 2 ou 3 reprises, qui attendent désespérément attribution, alors que des milliers de demandes, exprimées par des familles dans le besoin réel et absolu, «moisissent» dans les tiroirs, par de simples extraits de rôles, qu’on ne délivre qu’au bout d’une semaine, ou de multiples aller-retour pour se voir délivrer un «négatif», pièce maîtresse pour la constitution d’un dossier d’accession à un logement.
Dans la plupart des services, les fameux registres de doléances ne sont plus mis à la disposition de l’administré. Le «vieux» personnel, consciencieux et ayant le sens de la conscience professionnelle, qui faisait des PTT, ou des caisses d’assurances, des services modèles, a été mis à la retraite et la relève n’est malheureusement guère à la hauteur des évènements.
Presque partout, l’incompétence ou le manque de formation, le débordement par le volume de travail demandé ou le je-m’en-fichisme, le manque de personnel ou l’exiguïté des locaux, la défection de «celui qui signe» ou l’humeur du préposé à la réception envenime la relation administration/administré. A moins que l’on y connaisse quelqu’un, le moindre document administratif - et ô combien sont nombreux ces documents exigés partout - vous prend des dizaines de jours, et maintes journées d’absence de votre travail pour le malheureux salarié.
«Mais combien vous faut-il connaître de «quelqu’un», tellement la situation est partout pareille ?», nous réplique un vieil homme, renvoyé bredouille après expiration du délai habituel des 15 jours, auquel il fut initialement invité à patienter. Pour lui, qui vient du fin fond de la wilaya, le renvoyer, parce que le caissier est absent ce jour-là ou parce que son document est établi mais non encore signé, est une véritable tracasserie bureaucratique.
Le journaliste est déclaré persona non grata
A l’hôpital, dans une agence de voyages, au service de l’état civil ou dans un cabinet médical privé, dans une administration ou un service public quelconque, à la banque ou tout simplement dans une boulangerie, notre premier réflexe est de rechercher des yeux si par hasard, il n’y a pas une tête qu’on connaisse et qui puisse nous servir avant les autres. Ce réflexe, désormais acquis, fait partie de notre culture et est, souvent, à l’origine du phénomène de la corruption. La corruption, c’est ce fléau qui, simultanément, fait de l’administré et le coupable et la victime. Un fléau, dont tout le monde parle et s’en plaint, s’arrête net dès lors qu’il s’agit d’en fournir les preuves matérielles et concrètes. Un défaut de preuves en fait un tabou, drapant d’un voile épais et parfait les véreux et les encourage à poursuivre leur sale besogne. Civil ou militaire, cadre responsable ou citoyen commun, homme ou femme, de l’adolescent au vieillard, le plus optimiste des citoyens interrogés ne voit, dans la loi relative à la lutte contre la corruption, qu’un texte supplémentaire, dont les assemblées légiférant sont bien prolifiques. Au plus fort de son efficacité, la loi ne pourrait que limiter les dégâts, déclarent les plus optimistes.
Là où s’exhale l’odeur de la corruption, le journaliste est déclaré persona non grata. Il faut être vraiment dupe ou naïf pour ne pas soupçonner partout la corruption. Comment peut-on plaider l’innocence d’un président d’APC, qui, de toute sa vie d’instituteur retraité, n’a pas pu amasser des économies pour s’acheter une bicyclette et qui se retrouve, au bout de deux années de mandat d’élu, dans une voiture dernier cri ? Comble du miracle inexpliqué, il se permet même de fréquenter les lieux les plus huppés des loisirs et de la villégiature sur la corniche et la côte ! Personne ni aucun service ne s’intéresse à la métamorphose subite et miraculeuse du train de vie des uns et des autres. L’opinion publique s’est forgé sa propre idée sur l’ampleur du fléau et ses protagonistes. Seulement, quiconque tente d’agir est aussitôt «ligoté» par l’absence de preuves.
Les instructions de la wilaya restées lettre mortes
Précédant la loi et en réaction aux on-dit et aux multiples irrégularités, pour ne pas dire malversations et détournements, de crainte de verser dans la diffamation décriée çà et là à travers la wilaya, Mme le wali avait adressé, au lendemain de sa nomination à Mostaganem, une lettre circulaire, aux chefs de daïra et aux présidents d’APC, dans laquelle elle leur rappelait et recommandait le strict respect des clauses édictées par le code des marchés dans le cadre de l’adjudication des marchés des projets. Dans le souci d’une meilleure transparence, et au-delà d’un seuil minimal, tous les marchés, contractés par les APC, devaient passer devant le comité des marchés de la wilaya. Ce passage s’avèrera tout juste formel, visant à intimider les mauvais desseins !
Depuis que l’Algérie vit ses années de vaches grasses, le nombre d’entrepreneurs, de fournisseurs et autres prestataires de services pour l’Etat a démesurément foisonné. La concurrence est acerbe et déloyale pour se partager l’argent du généreux Etat. «Menteur serait l’entrepreneur, qui prétendrait avoir décroché le moindre marché s’il n’a pas graissé, quelque part, la patte à quelqu’un !» soutient-on dans le milieu de cette frange socioprofessionnelle, dont personne n’ose vous indiquer le moindre nom de l’agent corrompu. Dans ce milieu, la réserve est de rigueur. La dénonciation équivaut au suicide professionnel ! Si on ne se plie pas de son propre gré, on est assujetti contre sa volonté.
A commencer parfois par la loi elle-même, les moyens de convaincre les plus honnêtement tenaces ne manquent point. Il y a toujours mille et un moyens et subterfuges de contourner cette loi. Sous prétexte du manque d’effectifs, on justifie la lenteur bureaucratique dans le traitement de votre dossier. On multiplie le nombre de documents et de pièces à fournir. On vous invoque l’absence du directeur parti en mission ou en éternelle séance de travail. On vous «distille» l’information, sinon on vous en prive carrément sur votre droit, quant à l’accès à tel ou tel projet. On vous enferme dans une sinistre et lugubre salle d’attente pour que vous ne vous rendiez pas compte qu’il y ait des «chanceux», qui n’ont pas le temps d’attendre. Parfois, intempestivement, on vous fait part de la «misérable condition de vie» de salarié ou de la cherté insupportable de la vie. La finalité inavouée du subterfuge est de vous faire comprendre que l’initiative de régler au plus vite vos affaires relève de votre ressort.
Le Travail dans le miel pousse à sucer son doigt
De grands voire de mégaprojets d’investissement et des enveloppes financières, particulièrement consistantes, sont confiés à l’appréciation, à l’approbation ou au bon vouloir d’un «simple» agent administratif, qui arrive difficilement à «joindre les deux bouts». A moins que ce soit un ange, il serait inconcevable de s’attendre à ce que celui qui «travaille» dans le miel puisse s’abstenir de se sucer les doigts. Le meilleur, qu’on oserait espérer de lui, serait à peine qu’il préserve le pot ayant contenu le produit.
Des associations occultes et tacites d’entrepreneurs et de fonctionnaires ou d’élus véreux sont désormais légions.
Dans nombre de cas, la corruption est l’initiative du corrupteur. Dieu sait combien sont-ils ces illettrés, mais pas seulement ni toujours eux, à mettre, et sans qu’on leur demande quoi que ce soit, la main à la poche pour un banal service, auquel ils ont pourtant pleinement droit. Dans les agglomérations rurales en particulier, vit une catégorie d’énergumènes bizarres, qui éprouvent un malin plaisir à sympathiser avec un simple policier, un garde communal ou un gendarme auxiliaire. Surtout, quand les gens du bourg sont là pour apprécier la «fraternité» et la «sympathie» hypocrites ! Ceux qui ont l’accès, notables ou prétendus l’être, visent plus les hauts gradés et dépensent nettement plus qu’un café ou une caisse de pommes de terre ! Rares sont les responsables nouvellement mutés dans la région, qui osent décliner l’invitation à un grandiose et copieux festin offert par un hôte, qu’on n’a jamais connu auparavant ! Une invitation, qui se veut un investissement pour se vanter, devant voisins, cousins et autorités locales, que le responsable du coin est déjà acquis !
«Bien mal acquis ne profite jamais», dit-on. Aux gens honnêtes et intègres, devrait-on préciser davantage. Car, de nos jours, il profite pleinement à ceux, qui savent s’y prendre. Ceux qui «savent manger tout en faisant manger autrui». Les liens, les affinités, les relations intimes et les connivences se tissent mais surtout… s’entretiennent ! Forcément ! Quand la gangrène généralisée constitue un élément indéniable de la culture, que peut apporter une loi, qui, faut-il le rappeler, ne vaut que ce que valent les hommes, qui l’appliquent, tout, comme celle relative aux dispositions du code de la route, qui n’a point «freiné» les accidents de la route ? M. Belarbi
Tlemcen
26 projets de développement des zones montagneuses
26 projets de développement socio-économique ont été recensés par les services chargés de la mise en application du programme de développement durable au profit des zones montagneuses de Trara et Sebaa Chioukh dans la wilaya de Tlemcen, a indiqué jeudi le responsable des services précités à l’occasion d’une journée d’information et de sensibilisation organisée au lycée Malek Bennabi de la commune de Sidi El Abdelli. Intervenant à l’occasion d’une rencontre programmée dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du développement dans les montagnes, le même responsable a souligné que ces projets qui ont été avalisés par des commission techniques de daïras seront soumis prochainement devant la commission de wilaya pour approbation. «Une fois lancés ils ouvriront des perspectives nouvelles notamment en matière d’emplois
et d’amélioration des conditions de vie des populations locales», devait-il ajouter. Le programme de développement montagneux en question cible 23 communes dans la zone montagneuse du nord de la wilaya de Tlemcen soit 24 000 familles totalisant 135.000 âmes et occupant 144.000 hectares représentant 16 % de la superficie globale de la wilaya. Ledit programme, qui s’étalera sur sept années à partir de 2008, comporte plusieurs opérations portant sur la correction torrentielle pour un volume de 30.000 m3, la fixation des sols sur 500 hectares de rives, l’amélioration foncière sur 500 hectares et la pose de banquettes sur 1.000 hectares. Il y a lieu d’ajouter à cela la plantation de 2.030 hectares d’arbres fruitiers, la réalisation d’ouvrages hydrauliques pour la mobilisation des ressources hydriques, la réhabilitation des pistes et l’introduction du système d’irrigation de goutte à goutte. Cette journée a donné lieu aussi à la tenue d’une exposition mettant en exergue les efforts déployés en matière de relance du processus de développement dans les zones montagneuses au même établissement scolaire, à l’initiative conjointe de la conservation des forets et de la direction de l’hydraulique de la wilaya. De son coté l’association ASPEWIT pour la préservation et la promotion de l’environnement a procédé, à cette occasion, à la distribution de prospectus aux lycéens et des cartes renfermant des informations sur les ressources et richesses naturelles Son président M. Bouayed