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Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.

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Les terres négligées, louées pour leur exploitation en cultures maraîchères

Mostaganem
Les terres négligées, louées pour leur exploitation en cultures maraîchères
Les communes de Mazagran, Hassi Mamèche et Stidia, pour ne citer que celles-ci, disposent de parcelles éparpillées çà et là, considérées comme des terrains pauvres à faibles rendements.
Mais en réalité, ces terres sont fertiles. Et pour preuve, les horticulteurs de Chlef et de Tipaza ont montré leurs capacités intellectuelles et techniques en adaptant des cultures, tels que la tomate, les haricots verts,... etc.
Ces terres qu’on disait incultes, ont donné des résultats satisfaisants. Mais, certains se disent inquiets du fait que, selon eux, la culture de la tomate nécessite beaucoup d’eau, ce qui va se répercuter sur la nappe phréatique et donc perturberait l’approvisionnement en eau potable des communes citées. Mais, conscients du problème, les fellahs maraîchers ont fait venir l’eau de très loin, à des kilomètres, et pour ne pas la gaspiller, ils utilisent le procédé économique appelé le goutte-à-goutte. Ainsi, ces fellahs ont donné une dynamique au secteur et le prix de la tomate s’est stabilisé entre 40 et 60 DA durant longtemps.
Auparavant, les marchands des fruits et légumes la cédaient à des prix allant 100 DA à 150 DA, voire 200 DA. Ces jours-ci, la tomate a légèrement augmenté en raison de la maladie qui a touché une grande partie de la superficie, surtout les champs sans serre.
Cette maladie, inconnue au début, a été identifiée par le Laboratoire national après la prise de deux échantillons.
Elle est causée par une larve appelée la «mineuse» qui s’attaque aux feuilles, creuse le parenchyme en galeries et provoque l’assèchement total de la plante et des taches noires sur le produit. La «mineuse», originaire de l’Amérique latine, s’est propagée en Espagne avant d’atteindre le Maroc et l’Algérie où elle a touché le littoral. Cette larve, préférant l’humidité, se métamorphose en insecte adulte et ne peut être détruite que par un insecte utile qu’on a importé d’Espagne, comme nous l’a annoncé le directeur de la station régionale de l’INPV, lors de la journée d’information qui s’est déroulée au courant de ce mois.
Le procédé de multiplication de cet insecte importé s’effectuera en premier lieu au laboratoire à Alger, ensuite à Oran et à Mostaganem. Les équipes spécialisées entameront ensuite le lâcher de l’insecte en question.
A noter cependant que le rendement de la tomate a été affecté ces derniers temps. Conséquence, la demande est plus importante que l’offre et donc les prix de la tomate ont connu une certaine augmentation. Elle est vendue au marché populaire «Aïn Safra» entre 80 et 100 DA le kilogramme. S.B

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