Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.
En l’espace d’une année, l’envolée des prix du poisson a dépassé tout entendement poussant le consommateur à s’ingénier afin de trouver chaussure à son pied. Les poissons bleus que l’on considèrerait comme produits destinés à la large consommation et à la portée des petites bourses, ne sont presque plus accessibles et boudent les plats des ménagères.
A force d’être traquée à la dynamite et sur pêchée, en ne respectant aucune loi et l’empêchant de se reproduire dans de bonnes conditions, la sardine s’est brusquement
raréfiée et fait défaut à une demande en croissance continue.
Pour ce qui est du poisson blanc, privilégié pour les plus nantis, la tendance à la hausse n’a pas observé, comparativement au poisson bleu (moins fin), une aussi vertigineuse escalade.
Si la sardine est passée de 70 DA le kilo à 200 DA et parfois même plus, le pagre, par exemple, lui, est passé de 350 à 500 DA le kilo. Un poisson blanc de qualité gustative que l’on peut considérer de moyenne et qui pourtant rivalise avec tout autre produit de luxe pour le commun des mortels, en l’occurrence celui des viandes rouges fraîches. S’agissant des crustacés, à moins d’avoir tiré le gros lot à la loterie, ce genre de produits de la mer est totalement réservé à l’exportation pour tout ce qui est du premier choix. Quant au reste il est possible de goûter à la crevette, et non la «gamba» que l’on peut trouver sur les étals des marchés, dans les grands hôtels et restaurants des grandes villes. C’est dire, à 1.400 DA le kilo qui, une fois décortiqué, ne pèse que la moitié, une bonne assiette de crevettes grillées ou à la sauce tomate revient très cher. Et si parmi nous, il y en a qui peuvent se le permettre et c’est tant mieux…, le simple fait que des dizaines d’ Algériens se sont empoisonnés en mangeant des champignons vénéneux, donne une idée sur l’état du portemonnaie du tout Algérien.
Bilakdar Djamel