Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.
Les participants au premier colloque euromaghrébin de médecine générale, que vient d’abriter deux jours durant l’université de Mostaganem, sont unanimes pour saluer l’initiative du Dr Hadjij et des autres membres de l’association des médecins généralistes de Mostaganem
Le Pr. Ouchtati du CHU de Constantine parlera avec gravité du CES de médecine d’urgence et son apport à l’amélioration des soins au niveau des urgences médicochirurgicales. Pour lui, le professionnel en médecine générale est un spécialiste de 1er recours qui coordonne les soins nécessaires au patient, assure la synthèse, permet la continuité des soins. Après avoir parlé de l’historique de la création du CES dès 1994, le conférencier retracera les différentes étapes de la création des CES et de la notion de formation continue. Après avoir magistralement énuméré la panoplie de textes, il conclura par la nécessité de les réactiver afin de redonner une base juridique à la FMC. Dans sa conférence intitulée « Quel profil pour le médecin omnipraticien en Algérie ? », le Pr. Abid d’Alger précisera que le profil du médecin doit nécessairement tenir compte de l’état sanitaire de la société dans laquelle il évolue. Il fera également un état des lieux de la situation sanitaire du pays à travers les indices sanitaires, insistant particulièrement sur la démographie médicale galopante, précisant que, depuis 1995, 3 500 médecins sont mis sur le marché du travail annuellement.
La seconde session sera axée sur l’état des lieux de la formation en médecine générale dans le Maghreb et en Europe. Elle sera animée par les professeurs Ali Chadly, Toufik Meskini, Jean-Pierre Jacquet, Partick Imbert J.M. Séjourné. Le Pr. Ali Chadly, de Monastir (Tunisie), parlera de l’expérience tunisienne en insistant sur le fait que la formation médicale n’est pas superposable à la pratique médicale professionnelle. Il insistera sur le rôle central de l’apprenant, celui du formateur étant davantage un tuteur qui accompagne l’étudiant vers l’autonomie. Le Pr. Jean-Pierre Jacquet, directeur du Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE), présentera l’expérience française en matière de formation médicale où un concours très sélectif sanctionne la 1ère année. Ensuite de la 2ème à la 6ème année, la formation se déroule en alternance entre l’amphi et l’hôpital. Le choix des spécialités n’intervient qu’après un concours. Pour la médecine générale, il faut ensuite suivre un enseignement théorique de 200 à 300 heures, le DES est délivré après un mémoire, suivi d’un document de synthèse puis une thèse de doctorat. Rappelons qu’un projet de réforme de la première année de médecine vient d’être initié par Valérie Pécresse, la ministre française de l’Enseignement supérieur. L’expérience marocaine de formation continue, telle que décrite par le Pr. Toufik Meskini, est assurée par les associations de médecins, le conseil de l’Ordre, les facultés de médecine, le ministère de la Santé et les firmes pharmaceutiques. Cette FMC n’est pas obligatoire et les médecins du privé en sont souvent exclus. Malgré une couverture sanitaire d’un médecin pour 1 822 habitants, le Maroc projette de former d’ici 2020 pas moins 3 300 généralistes. L’intervenant soulignera la nécessité du repositionnement du médecin généraliste dans le système de santé marocain, qui devra assurer une médecine de qualité à visage humain et à des coûts raisonnables. Le Pr. Patrick Imbert du Collège Général des Généralistes Enseignants (CNGE, France) parlera de l’implication de la médecine générale dans la recherche universitaire tout en soulignant que cette recherche doit être pertinente, durable et de qualité, afin qu’elle produise à la fois des données et du savoir. Le Dr. Séjourné articulera son intervention sur la genèse de la formation continue qui débute en France dès 1975, sous la houlette d’un fort mouvement associatif. Ce n’est que dans les années 90 que la FMC conventionnelle voit le jour avec une indemnisation des médecins participants, grâce à un financement par des Fonds d’Assurance Formation, en cogestion avec les syndicats. Ce n’est qu’en 2002 que la FMC devient obligatoire. Une longue gestation qui semble donner ses fruits et qui n’aura pas laissé insensibles les praticiens du Maghreb.
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