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Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.

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Les terres potagères s’appauvrissent dans la Wilaya de Mostaganem:Faute de rotation des cultures et d’assolement

La négligence de la rotation et de l’assolement des cultures maraîchères appauvrit grandement la fertilité des terres potagères, et ce, au point d’influer négativement sur le rendement de la production agricole et sur la structure et la texture du sol. Les facteurs inhérents à cette lacune propre à l’inexpérience des fellahs non avertis, favorisent l’apparition de maladies qui nécessitent un suivi rigoureux et des efforts constants pour réhabiliter les superficies ciblées, pour que les cultures plantées se développent au mieux, avec en perspectives, des retours sur investissement satisfaisants et pour cause: «Nous sommes entrés dans une période où le fellah doit produire plus, pour faire face à ses charges financières», explique M. Talbi, expert en agronomie, spécialisé dans la protection des végétaux, en poursuivant: «déjà que nos superficies irriguées sont bien limitées dans la wilaya de Mostaganem, nous avons constaté que nos sols s’appauvrissent continuellement en matières organiques riches en protéines pour les plantes cultivées. Les normes internationales prévoient à ce titre, qu’un kilo de terre cultivée nécessite 2,6g de matières organiques, alors que nos sols ne disposent en réalité que de 0,6g des mêmes matières.»

Toutefois, selon lui, nos fellahs tentent de compenser cet appauvrissement en matières organiques, en ajoutant à leurs carrés de terre un apport conséquent en fumier, d’autant plus que les éléments minéraux y ont fortement diminué, comme la potasse, l’azote, le phosphore, etc., tout comme les oligoéléments contenant de faibles quantités de fer, de cuivre, de zinc et autre manganèse. Il faut dire aussi que la présence de ces éléments a fortement diminué, parce que la rotation et l’assolement ne sont plus respectés de nos jours. Autrement dit, l’alternance des cultures n’est plus respectée, car très souvent sur la même parcelle, la culture de la pomme de terre est suivie la saison suivante par celle de la tomate. Or, la pomme de terre et la tomate, qui font partie du même ordre des solanacées, absorbent à travers leurs radicelles (petites racines secondaires) les mêmes substances nutritives, d’où l’appauvrissement du sol dans cette teneur. Enfin, l’irrigation trop abondante peut également engendrer l’appauvrissement du sol, à travers le lessivage des éléments potentiellement nutritifs et fertilisants entraînés dans les profondeurs du sous-sol et que les racines de la plante ne peuvent atteindre pour l’alimenter convenablement.

S. Ben

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