Plus de 200 serres dévastées entre Bouguirat et Sirat
Les vents violents qui ont soufflé dernièrement sur la wilaya de Mostaganem, plus particulièrement sur les communes potentiellement maraîchères de Bouguirat et de Sirat, ont causé d’importants dégâts matériels à plus de 200 serres, comme l’attestent les services de la subdivision de l’Agriculture.
Selon les mêmes services, ces pertes équivaudraient à la dévastation de 10 hectares de cultures maraîchères pratiquées sous serres, à l’image du poivron dont la région s’enorgueillit d’être parmi les plus grandes productrices.
Selon les maraîchers, rien n’a été épargné par les vents violents, car le film plastique a été déchiqueté par la vitesse du vent, obligeant ainsi les fellahs touchés à en installer rapidement d’autres pour protéger ce qui reste de leur production. Encore un investissement très lourd à supporter et dont ils auraient bien aimé s’en passer. Dans la commune de Sirat, très connue dans la pratique de la plasticulture, les cultures maraîchères ont été ravagées sur 6 hectares, par un vent que l’on peut classer dans la catégorie du fameux Mistral, et ce, au moment où la récolte avait atteint un stade très avancé par rapport aux terres de Souaflia et de Saf-Saf.
Les dégâts engendrés par les perturbations climatiques se sont étendus à d’autres cultures, comme celles de la pomme de terre et des arbres fruitiers, certains étant en pleine floraison et qui de ce fait ont perdu avec leurs fleurs leur future récolte fruitière. Heureusement que d’autres protégés par des brise-vent ont été un peu plus épargnés par la furie éolienne.
Il faut dire que nos agriculteurs ne prennent pas assez de précautions, pour éviter ce genre de mésaventures, en procédant aux travaux d’amendement des arbres fruitiers, pour assurer à leurs branches vigueur et souplesse en mesure de mieux résister aux vents dévastateurs et en définitive, pourquoi n’intègrent-ils pas dans leur culture professionnelle, la nécessité de s’assurer contre les catastrophes naturelles?
S. Ben