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Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.

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Mostaganem 120km de côte menacés par les rejets polluants

Les eaux de l’Oued Chéliff, mélangées d’eaux usées et de produits phytosanitaires, vecteurs de la pollution de la côte mostaganémoise, se déversent dans la mer à raison d’un (1) milliard de mètres cubes par an et s’ajoutent aux dégazages sauvages des pétroliers pour polluer davantage les 120km de la façade maritime.

Les eaux charriées par l’Oued Chéliff provien-nent des eaux usées des villes traversées par ce grand cours d’eau, long de 795km et né du confluent formé à Chaâbounia par l’Oued Touil, qui prend sa source au sud, au pied du Djebel Amour près d’Aflou et par l’Oued Ouassel qui descend du Sersou.
La pureté de ses eaux commence à être altérée par la première ville située en aval de ce confluent, celle de Ksar El-Boukhari en l’occurrence, et ce, bien avant de parvenir à la ville à laquelle il a donné son nom Chlef. Viennent s’ajouter à ces eaux les produits phytosanitaires utilisés dans l’agriculture, avant de parvenir à la grande bleue. Une mer dont la côte subit régulièrement les outrages des dégazages en mer des bateaux, ce qui a pour effet d’influer négativement sur la faune et la flore maritime.
En effet, la côte mostaganémoise pâtit non seulement des eaux polluées de l’Oued Chéliff, mais également de l’activité des bateaux croisant dans ses eaux maritimes, vers ou en provenance du port méthanier de Béthioua et/ou du terminal de l’oléoduc d’Arzew. Les huiles et les hydrocarbures de ces bateaux qui se répandent dans la mer, engendrent des dommages irréversibles à tout l’environnement maritime et côtier de cette région.
D’ailleurs, la réduction des ressources halieutiques s’en est ressentie à cause des variations qui ont impacté dangereusement le couvert végétal en milieu maritime. Dans cette offensive polluante, l’Oued Chéliff joue un grand rôle dans le bouleversement intervenu dans la biodiversité de la mer, vers laquelle il charrie ses eaux usées alourdies de produits chimiques résultant de l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’agriculture et l’usage des détergents dans les ménages.
Selon M. Bouhara, directeur de l’Environnement de la wilaya de Mostaganem, l’Oued Chéliff déverse annuellement un milliard de mètres cubes d’eaux à forte teneur de pollution par les éléments sus évoqués et ce, au préjudice des 120km de notre façade maritime. Une pollution qui ira en s’aggravant, tant que les services concernés ne prendront pas les choses en main pour réglementer et sévir contre les dépassements régulièrement enregistrés.
 
S. Ben

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