Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.

Publicité

Habitant le douar Bouachria à Sidi Lakhdar : Plus de 200 familles menacées par la typhoïde

Plus de 200 familles de fellahs vivant au douar Bouachria, deux kilomètres à l’ouest de Sidi Lakhdar, vivent la menace des MTH au quotidien, pour ne pas dire la fièvre typhoïde, en raison des déversements d’eaux usées à ciel ouvert, passant près de leurs habitations pour aller inonder leurs terres.

Ces eaux usées qui sont canalisées à partir du réseau d’assainissement de la ville de Sidi Lakhdar, viennent en effet se déverser en plein douar Bouachria, à la suite de la détérioration d’une buse d’évacuation par un engin de travaux publics, lors des travaux entrepris dans cette zone il y a quelques mois, aux dires des habitants rencontrés.
Ces déversements posent un problème crucial de santé publique non seulement pour les habitants, mais aussi pour les agriculteurs dont les terres sont inondées. Autant dire que même les puits des riverains et la production agricole risquent de pâtir de cette pollution, au moment où les responsables locaux concernés ne semblent guère émus, aux dires de nos interlocuteurs.
Ceci, sans compter avec la prolifération à moyen terme des moustiques ou autres insectes nuisibles, ainsi que les odeurs pestilentielles qui se répandent à quelques mètres seulement de la RN11 reliant Sidi Lakhdar à Mostaganem. En fait, nul ne se sent à l’abri des maladies à transmission hydrique (MTH), particulièrement la typhoïde à l’approche des fortes chaleurs dans cette région.
Preuve en est, que l’un des riverains, Tahari en l’occurrence, signale que trois (3) de ses enfants souffrent déjà des diverses maladies, résultant selon lui, de la proximité de ces eaux usées.
D’autres fellahs soulignent qu’ils ont préféré carrément abandonner leurs terres, faute de pouvoir les travailler, en raison des odeurs insupportables et des risques qu’ils encouraient de voir leur production polluée.
Pour l’anecdote, ces eaux usées qui étaient auparavant canalisées jusqu’à un cours d’eau passant à proximité, giclent désormais en flots continus à partir des buses détériorées, pour s’écouler à ciel ouvert sur une distance de plusieurs centaines de mètres, avant d’arriver à leur destination initiale.
Si les responsables concernés ont bien été avertis, rien en revanche n’aurait été fait, selon les habitants qui dénoncent cette situation déplorable. Pour vérifier les dires des nombreux habitants qui se sont déplacés à notre rédaction, nous nous sommes rendus sur les lieux de cette nouvelle et catastrophique atteinte à l’environnement. Le spectacle hideux et insoutenable, constitue en effet une menace imminente pour les habitants et pour la production agricole, et ce, à quelques semaines du début des grandes chaleurs.
C’est à cet effet, que les riverains interpellent Mme le wali et à travers elle, les directions de l’Environnement et de l’Agriculture, pour mettre un terme définitif à cette situation porteuse de risques de MTH.
Pour rappel, au mois de mars 2006, le douar Khoudam, relevant de la commune de Sirat, avait enregistré des violences dont le bilan s’est soldé par un mort, quatre engins de travaux publics incendiés et plusieurs voitures endommagées.
Les causes?... Tout simplement des débordements d’eaux usées qui ont inondé les terres agricoles de ses habitants…

Lakhdar Hagani

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
¨
Pourquoi les pauvres, c'est toi le pauvre frère réveille toi. ils te vendent des légumes arrosés par cette eau.
Répondre
A
les pauvres se sont eux qui payent.
Répondre