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Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.

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Plus de 20% des Oranais sont mal nourris: Le milieu scolaire le plus touché

La malnutrition est un état physiologique pouvant devenir pathologique, dû à une carence ou à une consommation excessive d’un ou plusieurs éléments nutritifs. Un sujet court le risque de souffrir de malnutrition lorsque l’apport calorique ou l’équilibre nutritionnel ne sont pas conformes à ses besoins. Si l’alimentation est trop pauvre en calories, les réserves de graisses de l’organisme, puis celles de protéines des muscles sont utilisées pour fournir de l’énergie. E n cas de carence prolongée,
le corps devient trop faible pour avoir un métabolisme
normal et combattre les infections.
En Algérie, comme à Oran en particulier, la malnutrition se définit directement comme une carence. En effet, pour plusieurs raisons, une importante partie de la population ne possède pas une culture de nourriture équilibrée ou simplement les moyens d’arriver à ce type de nourriture.
Les statistiques révèlent que plus de 10% de la population algérienne souffrent des maladies causées par la carence, soit plus de 3 millions des habitants, tandis que plus de 5 millions sont atteints de maladies liées à la musculation, soit un taux de 18%. Les mêmes statistiques ont montré que plus de 150 femmes sont décédées lors de l’accouchement et plus de 10% des nouvelles naissances. Oran n’est pas loin d’être touchée par ce phénomène, qui commence à se départir de son caractère social pour devenir avec le temps une épidémie. Dans cette ville, l’on assure que plus de 20% de la population souffrent de malnutrition malgré le fait qu’il n’existe pas d’études approfondies sur ce sujet.
Les causes par contre sont multiples et tout le monde peut les citer. Une des premières causes de cette malnutrition est bien sûr la cherté de la vie.
Un nombre important d’Oranais ne se permet pas d’avoir les trois repas équilibrés. En effet, la consommation quotidienne idéale conseillée par les spécialistes est composée par des plats variés de fruits et de légumes frais, où il est hautement recommandé que la quantité de ces aliments doit être comprise entre 400 et 800 g par jour et représenter 5 à 10 fruits et légumes frais différents. C’est ce qui est tout à fait impossible chez la majorité des habitants.
« Si j’arrive à bien nourrir mes enfants au dîner, même sans le petit déjeuner ou le déjeuner, je serai fière de moi. Avec toute la cherté constatée dans les marchés, je ne peux acheter un kilo de pomme même durant tout le mois », a déclaré un chef de famille rencontré au marché de St-Eugène, avant qu’une femme ajoute :«Franchement, je préfère acheter des légumes secs au lieu des fruits… vous vous moquez de nous !
Un repas riche et équilibré est bien loin de nos possibilités ». La plupart des vieux que nous avons pu interroger nous ont confirmé qu’ils sont atteints de maladies chroniques qui nécessitent un régime bien défini comme le diabète. La majorité d’entre eux nous ont confié qu’ils ne suivent pas ce régime par manque de moyens.
Cette situation devient de plus en plus grave pour ceux atteints de maladies intestinales. Eux qui ont besoin d’un pain spécial maïs, souffrent d’une absence flagrante de ce pain chez les boulangers. Ces derniers répondent que la matière première de ce pain est bien trop chère et loin de leurs capacités.
C’est pour cela que tous les boulangeries préparant ce pain ont été obligées de cesser l’activité.
Hélas, la cherté de la vie a touché également les poissons. Alors qu’une seule personne devrait manger plus de 6,5 kilos de poisson par an, l’Algérien ne dépasse pas les 5,5 kilos et ce, malgré le fait que la production locale ait augmenté de 120.000 à 187.000 tonnes.
Furieux, un vieil homme nous a déclaré : « Le poisson est mon plat préféré, il en est ainsi pour la majorité des Oranais, mais avec son prix qui est devenu de plus en plus exorbitant, je passe presque le mois entier sans l’acheter ».
Un autre nous a fait cette comparaison : « J’ai lu dans les journaux que le Tunisien arrive à consommer plus de 10 kilos de poisson chaque an, 8 kilos pour le Marocain et 80 pour le Japonais.
Nous sommes vraiment loin d’une consommation adéquate, et pourtant nous sommes l’un des pays les plus riches en ce produit ».
Par ailleurs, certes, il est conseillé de consommer des aliments variés, de maintenir un poids idéal, d’éviter une consommation excessive de corps gras, de graisses saturées et de cholestérol, d’absorber des aliments contenant suffisamment d’amidon et de fibres et d’éviter de manger trop de sucre et trop de sel. Mais à cause de l’absence de la culture de la nutrition sainte et équilibrée, même possédant des moyens nécessaires, la majorité des Oranais sont bien loin d’arriver à ce niveau.
Il s’agit là d’un point de vue d’un sociologue. Ce dernier a tenu de nous expliquer que «la vie sociale est en développement continu. Notre société change avec un rythme inquiétant. Cela a influencé sur certaines traditions, entre autre la nutrition.
L’individu, qui s’habituer à manger avec sa famille des repas préparés avec les mains de sa mère, se contente maintenant d’un fast-food pour gagner du temps et arriver à accomplir sa tâche journalière à temps».
Notre interlocuteur ajoutera que «cela a provoqué une certaine malnutrition prouvée, à titre d’exemple, par le nombre important d’intoxications alimentaires signalées dans les urgences chaque jour».
Cette maladie, en effet, est engendrée par la contamination microbienne ou chimique des aliments.
Ces accidents sont presque toujours en rapport avec des contaminations microbiennes, qui relèvent d’un manque d’hygiène et d’erreurs grossières de préparation ou de conservation des aliments.
Notons, dans ce cadre, que, malgré les maintes opérations de contrôles des fast-food ou même des alimentations générales, entamées par les agents de la direction de Commerce de la wilaya, le nombre des cas d’intoxication ne cesse d’augmenter de jour en jour.
«Je sais très bien les conséquences de manger dans un restaurant ou un sandwich sur ma santé. Mais hélas, cela est devenu une nécessité, d’où nous ne pouvons pas échapper. Au lieu de perdre mon temps pour partir à midi du centre-ville à ma maison à Bir El-Djir, je préfère rester manger ici».
D’autres part, si prendre un repas dans un fast-food est une nécessité pour certains, cela devient une culture pour une autre catégorie d’individus. Bien près de chez lui, Omar s’est habitué de manger tous ses repas dans un restaurant. «C’est vraiment rare que je m’assoie à table avec ma famille.
Ça devient une coutume pour moi, bien que j’aie été plusieurs fois admis aux urgences pour intoxication alimentaire. Même que je souffre parfois des maux d’estomac».
Parfois, la qualité des produits alimentaires vendus provoque, elle aussi, une malnutrition et cause beaucoup de maladies très graves, comme ce qui se passe à Oran, ces jours-ci, où plusieurs cas de goitre sont signalés à cause de la vente du sel non iodé dans les marchés. Toutes les forces se réunissent actuellement (direction du Commerce, UGCAA, police, direction de la Santé et autres) pour faire face à cette contrefaçon avant que le pire n’arrive.
L’alimentation en milieu scolaire est un sujet à part. Il est important à tel point que le ministère de la Santé, en collaboration avec celui de l’Education, a pensé d’établir un riche programme pour lutter contre la malnutrition en milieu scolaire. Oran était, pour plusieurs journées, la wilaya pilote au niveau de l’Ouest algérien des séminaires organisés traitant de ce sujet.
Arriver à sensibiliser les parents ainsi que les responsables des cantines était le principal but de ces assises. Notons, à ce sujet, que plus de 80 % des enfants scolarisés souffrent de maladies dentaires à cause des troubles nutritionnelles, soit par la consommation abusive de sucreries ou par la qualité des repas préparés dans les cantines, qui sont toujours pauvres et mal étudiés.
Enquête réalisée par S. Anissa et S. Berkèche

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