Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.
Permettez-moi tout d’abord de remercier votre correspondant pour
son article sur «Sidi Ali» tout en vous reconnaissant qu’il est resté
loin des faits. En effet, la soirée organisée le 26 mars 2009 par un
collectif de mélomanes de la musique «chaâbie» et dont je fais partie
a été pensée et conçue de longue date (d’ailleurs c’est la seconde
soirée organisée par le même groupe après celle de 2007 qui avait
coïncidé avec la date commémorative (waâda )du saint patron de la
région Sidi Affif. Pourquoi une soirée «chaâbiê» à Sidi Ali ?
Tout simplement parce qu’un collectif d’amoureux du «Fen assil» a
voulu faire vivre (ressusciter) cette musique (qui reflète notre identité
et qui est issue de notre patrimoine) dans cette région du Dahra.
C’est une façon de se rapprocher de notre appartenance araboamazigh-
musulmane en plus d’ancrer notre culture avec tout son
corollaire de valeurs et de traditions.
La soirée fut rehaussée par la présence des autorités locales (MM.
le chef de daïra, le maire, le représentant de la gendarmerie nationale)
qu’on remercie vivement au passage. Cette soirée a surtout regroupé
nos amis mélomanes de Mohammadia, Chlef, Alger, Aïn Defla et
Mostaganem qui ont répondu à notre invitation. Il faut dire que
beaucoup de citoyens animés de bonne foi et guidés par un désir de
bien faire, au niveau de Sisi Ali, nous ont aidés dans la réussite de
cet évènement. Pour en revenir à la soirée, elle fut animée par le
grand cheikh Maâmar Chadli, Ahmed Zeghich, Hmida Belhenda, Ali
Boudjellal d’Alger, Djamel Megharia de Chlef, Bouferma et Rachid
Guettafa entre autres.
Il faut dire qu’on a assisté à un festival de musique «chaâbie» qui,
pour une nuit, nous a transportés, nous a ravis et nous a ensorcelés!
Que de telles soirées se fassent au niveau de Sidi Ali, je crois
que cela est à l’honneur des organisateurs (bénévoles de surcroît)
et cela mérite des encouragements. Il faut le souligner.
Ali Hennouni, membre du comité d’organisation