Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sidi Ali représente de la deuxième ville construite sur le territoire de la Wilaya de Mostaganem en 1873. La première construction fut la maison forestière mitoyenne au cinéma (centre commercial actuellement). La ville est nommée lors de l'occupation française Cassaigne en hommage au colonel Cassaigne. Depuis l'indépendance de l'Algérie, la ville porte le nom du Saint de la ville Sidi-Ali.

Publicité

Mostaganem est peut être une plus ou moins ancienne ville culturellement connue grâce à des figures de proue comme, le parolier Saint Sidi Lakhdar Benkhlouf, le dramaturge Abderrahmane Kaki, Benabdelh

MOSTAGANEM : La culture de l’infamie

Mostaganem est peut être une plus ou moins ancienne ville culturellement connue grâce à des figures de proue comme, le parolier Saint Sidi Lakhdar Benkhlouf, le dramaturge Abderrahmane Kaki, Benabdelhalim Jilali et Benmkadam Abdelkader au titre du théâtre amateur, Bouaâdjadj l’un des maîtres de chaâbi, Oulhaci Mohamed un peintre universellement renommé, Tahar Mohamed de la musique andalouse, Mekki Benalou le théologien, cheikh Djilali Ain Tedles, Cheikh Hamada et bien d’autres.


MOSTAGANEM : BOURDES, MEPRIS ET ABSENTEISME
Mais parler de renaissance culturelle en ces temps d’allégeance et de servilité à des garants qui font deux avec ce sujet, ce serait tout simplement une présomption lorsque cette grande absente culture qui se veut ni plus ni moins qu’une politique événementielle ou, à défaut, une rencontre pour parler de bilans creux pour argumenter les gros budgets consommés.

C’est dire pour dire qu’en dehors de la langue de bois et les chiffres officiels, le hasard qui n’est pas un aussi aléatoire destin pour bien faire les choses, est là pour nous rappeler de toute l’indolence caractérisant ce département. Mostaganem dont le désert culturel aurait pu voir la tête sauvée, à la faveur de grands évènements ratés, semble un mauvais élève qui ne retient pas les leçons. Il y a quelque temps, le maestro égyptien Nagui avec son orchestre était de passage par la maison de la culture. L’évènement était bien attendu par les connaisseurs de la musique classique d’autant que Nagui avait à instrumentaliser de jolis morceaux algériens. Mais, comme il y a toujours un mais chez nous pour parler du bon déroulement de bien de circonstances, la défectueuse administration a fait que l’entrée fût accordée à un public pas du tout intéressé, en grande majorité des enfants, en l’absence d'une sérieuse médiatisation. Des sifflements, huées, cris, bruits, montaient ainsi du fond de la salle bleue pour gâter un évènement qui devait s’appeler sous d’autres cieux qui se respectent, "un concert de musique classique". Passons !

Quelques jours après, la ville de ‘Cassaigne’ Sidi Ali, avait à recevoir une grande dame primée partout dans le monde pour son long métrage sur "l’autre 8 mai 1945". Mais dans la wilaya de Mostaganem, ce ne sont pas les gratifications et encore moins les succulentes dates ou les jolies roses qui lui ont été servies. Yasmina Dali ne rencontra aucun responsable à son attente et pour le comble de l’ironie, sa projection fût, après trois longues heures de course et d’attente, simplement annulée en l’absence de matériels et de responsables si l’on veut, ou plutôt par défaut de sérieux. Au demeurant, jamais deux sans trois, toujours à la maison de la culture, lors du concert du guitariste renommé qui nous est venu d’Espagne, Jorge Orozco, le sordide de la situation culturelle a encore pour une énième fois fait parler de lui. D’abjectes conjonctures ont été en effet vécues sur l’autel du mauvais encadrement. Imaginons un instant qu’avait pensé l’hôte de la ville, le directeur de l’institut Cervantès lors de sa conférence, en remarquant la garniture de plusieurs tables de tous les ustensiles inhérents à une collation mais dénudées de tout met ou autre rafraîchissant. Même pas une bouteille d’eau minérale dans une salle à la température dépassant les 34° ! La honte. C’est vrai, le ridicule ne tue pas.

Pour le comble, c’est toujours et encore M. Javier Glana de Cervantès qui aura à animer le concert en l’absence de responsables de cette direction - y compris ses subalternes - que l’on continue d’appeler de culture. Le directeur de Cervantès finira même, en plein concert, par monter sur la planche pour parler de savoir-faire et des conditions de silence de mort qu’il faut accorder au concertiste. Prendre le micro pour balancer de la pédagogie diplomatique pour venir à bout du chahut dans un concert qui devait se poursuivre dans une sérénité de mort ; c’est à se demander si nos hôtes seront une autre fois de retour, eux à qui nous parlâmes de coopération et de sponsorisation avec les pouvoirs locaux pour une meilleure diffusion de la culture espagnole dans la région. Or pour cela, ne faut-il pas d’abord que nos édiles soient des gens de culture ? En tous cas, sur la cinquantaine de délégués des assemblées, aucun ne brillera par sa présence hormis M. Soltani le président de l’APW.

Ce sont les détails qui font le tout, comme dit l’expression. Et pour considérer l’ensemble dans ses éléments, le guitariste sera à plusieurs reprises déconcentré par des jeunes confondant un concert avec une "surprise-party" pour exhiber au devant de la scène, des caméscopes et autres numériques dérangeant à outrance le déroulement du récital entre autres infortunes, sans qu’aucun agent ne daigne rétablir l’ordre. L’on aura même affaire durant plus d’une demi-heure à de perçants cris d’un nourrisson dont la maman ne semblait pas assimiler que l’adage disant que "la musique adoucit les mœurs", ne se conforme pas à un bébé. « Dans quatre ou cinq ans, vous pouvez le ramener au retour de Jorge Orozco », finira par ironiser ouvertement Senior Javier. Le message, lancé au micro, n’arrivera pas en dépit de la clarté du remerciement et aucun employé ne mènera la dame à la porte d’exit.

De ce genre d’incidents et bien d’autres dont il vaut mieux se taire, Mostaganem aurait pu s’épargner pas mal de déliquescence et de déshonorantes scènes. Mais bon, tout le monde le sait, quand le chat sort, la suite est connue. Car force de le constater, les gérants de la culture y sont là où se trouve leur responsable et non pas où il en est question de culture et de leur action. Le jour même, la saison estivale les a bien intéressés dans ce sens alors qu’un concert que la ville ne verra pas avant bien des années, a été encore une fois acculé au mur du mépris. Allez, bon bouillon de culture !

B. Abderrahmane Journal réflexion
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Bonjour,je tire mon chapeau aux journalistes du journal Réflexion qui nous font voyager et rêver à travers les différents articles.dites vous messieurs que cette article met en valeur Mostaganem qui est connue pour ses hdars,ses aârabes,ses artistes ,ses mosquées(mosquée Alaoua ),sa musique ,ses musiciens,son architecture(tigditt par ex qui abritée tous les hdars),la mer,le sublime horizon,le rouget réputé dans le monde pour sa saveur.   On ne va pas focaliser sur des critiqes négatives comme il l'a souligné Bentata,la critique est facile mais l'art est difficile.  Lisez  les écrits de Sidi Lakhdar Ben Khlouf est vous allez comprendre que la sagesse nous échappe dans des circonstances où a lieu d'être.Allah yahdina li faâl el khair,Amin
Répondre
E
Mes excuses au Sieur Benchérif et je prie le blogmaster d'enlever mon commentaire précédent.<br /> C'est le mot caniveau qui m'a mis hors de moi, car on défeznd son bled en dénonçant et non en cachant.<br /> Pour le reste, je n'ai rien à voir avec le journal.<br /> Qui ne rêverait pas de voir son patelin et son pays mieux qu'ailleurs?<br /> M. Benchérif et moi en premier, mais chacun à sa façon.<br /> Encore une fois, mes excuses.
Répondre
B
au lieu d'aller vers la négativité, alors que vous cherchez à apporter un plus,il vaudrait mieux,il me smeble que l'on soit constructif et que l'on respevte les idées d'autrui.Je vous supllie messieurs ne soyez pas vilents entre vous.J'espère que je n'ai pas dit ce qui'il ne fallait pas faire.Merci pour tout ce que vous faites pour la culture dans notre chère wilaya.Encore merci.
Répondre
C
Bravo Bencherif d'avoir bien répondu intéligement et générosité ,car je trouve scandaleux   de la part de mr El hadri  d'insulter  les gens de  cette maniére surtout qu'on ça vient des personnes  de la presse  ,qu'on soit d'accord ou pas mais chacun est libre  de s'éxprimer  et de dire les choses avec une liberté ,je trouve que vous etes en train  de donner la mauvaise réputation à votre  journal Reflexion et pourtant dieu le sait  moi personnellement  je trouve c'est un trés bon journal  qui parle des sujets divers et tabous ,soyez plus tolérent et moins agressif dans l'avenir et accepter les critiques  et pensez a demander pardon a Bencerif et Fifi. 
Répondre
B
Monsieur ElHadri, pourquoi toute cette agressivité, reste zen. J'attaque pas ta personne que le bon Dieu a crée. C'est de la ligne éditoriale du journal que je parle. Si le journal se vont bien, tant mieux. Cela montre que les gens s'intéressent à la lecture. Que vous soyez un quotidien de proximité mostaganemoise, vous avez tout à fait raison. Car moi je parle des paysans comme moi.Soyez calme, je donne mon avis pour faire progresser votre journal.Il faut assumer vos écriture et accepter les critiques.Finalement , je vous aime bien car je vous lis: Journal réflexion.Je vous invite à Sidi Ali pour voir notre générosité.Bencherif
Répondre