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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 00:07

Mostaganem

Durant l’année en cours, la direction du transport de la wilaya de Mostaganem a procédé au retrait de plus de 5 200 permis de conduire. selon Toumi Nouredine, cadre à la direction

La commission mixte avait traité pas de moins de 250 dossiers quotidiennement de différents secteurs de service. D’autre part, la commission de wilaya s’est réunie 19 fois durant l’année 2008 au cours desquelles des décisions de mise en fourrière ont été prises contre 45 contrevenants. Pour ce qui est du bilan des accidents de la circulation durant l’année 2008, les services de la direction du transport ont enregistré 95 morts et plus de 1 700 blessés. Les conséquences directes de ces drames sont d’ordre humain, selon la même source. S’étalant sur le volet du transport dans la wilaya de Mostaganem, M.Toumi dira que le parc roulant du transport public est en nette amélioration par rapport aux années précédentes et que l’ensemble des lignes est assuré à l’heure actuelle par des bus de 30 places ; seulement, le problème majeur qui handicape l’évolution du secteur dans la wilaya reste la non-conformité aux normes des points de stationnement ainsi que l’absence d’un plan de transport et de circulation à l’intérieur du tissu urbain de la ville de Mostaganem où moins de 1 200 taxis et des dizaines d’autocars sillonnent les quartiers de la ville.

Par Larbi Benzidane

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 00:07

Manque de chance pour Mostaganem ! Il se trouve que Mme le wali ne soit pas de cette catégorie de chefs d’exécutif de wilaya communément qualifiés de «fonceurs» en jargon administratif, et c’est le marasme bureaucratique généralisé, qui empoisonne le quotidien de milliers de citoyens ayant affaire aux services administratifs, publics ou parapublics. Et, ils sont de plus en plus nombreux, ces citoyens à se demander jusqu’à quand perdurera cette léthargie paralysante. Cet état de fait chronique est concrétisé par des cartes grises de véhicules et autres engins, qui sont délivrées dans des délais, qui dépassent l’entendement, par des locaux commerciaux du programme présidentiel, réalisés il y a plus de 2 ans et dont on retarde l’attribution pour on ne sait quelle échéance, par des dizaines de logements, parfois retapés à 2 ou 3 reprises, qui attendent désespérément attribution, alors que des milliers de demandes, exprimées par des familles dans le besoin réel et absolu, «moisissent» dans les tiroirs, par de simples extraits de rôles, qu’on ne délivre qu’au bout d’une semaine, ou de multiples aller-retour pour se voir délivrer un «négatif», pièce maîtresse pour la constitution d’un dossier d’accession à un logement.
Dans la plupart des services, les fameux registres  de doléances ne sont plus mis à la disposition de l’administré. Le «vieux» personnel, consciencieux et ayant le sens de la conscience professionnelle, qui faisait des PTT, ou des caisses d’assurances, des services modèles, a été mis à la retraite et la relève n’est malheureusement guère à la hauteur des évènements.
Presque partout, l’incompétence ou le manque de formation, le débordement par le volume de travail demandé ou le je-m’en-fichisme, le manque de personnel ou l’exiguïté des locaux, la défection de «celui qui signe» ou l’humeur du préposé à la réception envenime la relation administration/administré. A moins que l’on y connaisse quelqu’un, le moindre document administratif - et ô combien sont nombreux ces documents exigés partout - vous prend des dizaines de jours, et maintes journées d’absence de votre travail pour le malheureux salarié.
«Mais combien vous faut-il connaître de «quelqu’un», tellement la situation est partout pareille ?», nous réplique un vieil homme, renvoyé bredouille après expiration du délai habituel des 15 jours, auquel il fut initialement invité à patienter. Pour lui, qui vient du fin fond de la wilaya, le renvoyer, parce que le caissier est absent ce jour-là ou parce que son document est établi mais non encore signé, est une véritable tracasserie bureaucratique.
Le journaliste est déclaré persona non grata
A l’hôpital, dans une agence de voyages, au service de l’état civil ou dans un cabinet médical privé, dans une administration ou un service public quelconque, à la banque ou tout simplement dans une boulangerie, notre premier réflexe est de rechercher des yeux si par hasard, il n’y a pas une tête qu’on connaisse et qui puisse nous servir avant les autres. Ce réflexe, désormais acquis, fait partie de notre culture et est, souvent, à l’origine du phénomène de la corruption. La corruption, c’est ce fléau qui, simultanément, fait de l’administré et le coupable et la victime. Un fléau, dont tout le monde parle et s’en plaint, s’arrête net dès lors qu’il s’agit d’en fournir les preuves matérielles et concrètes. Un défaut de preuves en fait un tabou, drapant d’un voile épais et parfait les véreux et les encourage à poursuivre leur sale besogne. Civil ou militaire, cadre responsable ou citoyen commun, homme ou femme, de l’adolescent au vieillard, le plus optimiste des citoyens interrogés ne voit, dans la loi relative à la lutte contre la corruption, qu’un texte supplémentaire, dont les assemblées légiférant sont bien prolifiques. Au plus fort de son efficacité, la loi ne pourrait que limiter les dégâts, déclarent les plus optimistes.
Là où s’exhale l’odeur de la corruption, le journaliste est déclaré persona non grata. Il faut être vraiment dupe ou naïf pour ne pas soupçonner partout la corruption. Comment peut-on plaider l’innocence d’un président d’APC, qui, de toute sa vie d’instituteur retraité, n’a pas pu amasser des économies pour s’acheter une bicyclette et qui se retrouve, au bout de deux années de mandat d’élu, dans une voiture dernier cri ? Comble du miracle inexpliqué, il se permet même de fréquenter les lieux les plus huppés des loisirs et de la villégiature sur la corniche et la côte ! Personne ni aucun service ne s’intéresse à la métamorphose subite et miraculeuse du train de vie des uns et des autres. L’opinion publique s’est forgé sa propre idée sur l’ampleur du fléau et ses protagonistes. Seulement, quiconque tente d’agir est aussitôt «ligoté» par l’absence de preuves.
Les instructions de la wilaya restées lettre mortes
Précédant la loi et en réaction aux on-dit et aux multiples irrégularités, pour ne pas dire malversations et détournements, de crainte de verser dans la diffamation décriée çà et là à travers la wilaya, Mme le wali avait adressé, au lendemain de sa nomination à Mostaganem, une lettre circulaire, aux chefs de daïra et aux présidents d’APC, dans laquelle elle leur rappelait et recommandait le strict respect des clauses édictées par le code des marchés dans le cadre de l’adjudication des marchés des projets. Dans le souci d’une meilleure transparence, et au-delà d’un seuil minimal, tous les marchés, contractés par les APC, devaient passer devant le comité des marchés de la wilaya. Ce passage s’avèrera tout juste formel, visant à intimider les mauvais desseins !
Depuis que l’Algérie vit ses années de vaches grasses, le nombre d’entrepreneurs, de fournisseurs et autres prestataires de services pour l’Etat a démesurément foisonné. La concurrence est acerbe et déloyale pour se partager l’argent du généreux Etat. «Menteur serait l’entrepreneur, qui prétendrait avoir décroché le moindre marché s’il n’a pas graissé, quelque part, la patte à quelqu’un !» soutient-on dans le milieu de cette frange socioprofessionnelle, dont personne n’ose vous indiquer le moindre nom de l’agent corrompu. Dans ce milieu, la réserve est de rigueur. La dénonciation équivaut au suicide professionnel ! Si on ne se plie pas de son propre gré, on est assujetti contre sa volonté.
A commencer parfois par la loi elle-même, les moyens de convaincre les plus honnêtement tenaces ne manquent point. Il y a toujours mille et un moyens et subterfuges de contourner cette loi. Sous prétexte du manque d’effectifs, on justifie la lenteur bureaucratique dans le traitement de votre dossier. On multiplie le nombre de documents et de pièces à fournir. On vous invoque l’absence du directeur parti en mission ou en éternelle séance de travail. On vous «distille» l’information, sinon on vous en prive carrément sur votre droit, quant à l’accès à tel ou tel projet. On vous enferme dans une sinistre et lugubre salle d’attente pour que vous ne vous rendiez pas compte qu’il y ait des «chanceux», qui n’ont pas le temps d’attendre. Parfois, intempestivement, on vous fait part de la «misérable condition de vie» de salarié ou de la cherté insupportable de la vie. La finalité inavouée du subterfuge est de vous faire comprendre que l’initiative de régler au plus vite vos affaires relève de votre ressort.
Le Travail dans le miel pousse à sucer son doigt
De grands voire de mégaprojets d’investissement et des enveloppes financières, particulièrement consistantes, sont confiés à l’appréciation, à l’approbation ou au bon vouloir d’un «simple» agent administratif, qui arrive difficilement à «joindre les deux bouts». A moins que ce soit un ange, il serait inconcevable de s’attendre à ce que celui qui «travaille» dans le miel puisse s’abstenir de se sucer les doigts. Le meilleur, qu’on oserait espérer de lui, serait à peine qu’il préserve le pot ayant contenu le produit.
Des associations occultes et tacites d’entrepreneurs et de fonctionnaires ou d’élus véreux sont désormais légions.
Dans nombre de cas, la corruption est l’initiative du corrupteur. Dieu sait combien sont-ils ces illettrés, mais pas seulement ni toujours eux, à mettre, et sans qu’on leur demande quoi que ce soit, la main à la poche pour un banal service, auquel ils ont pourtant pleinement droit. Dans les agglomérations rurales en particulier, vit une catégorie d’énergumènes bizarres, qui éprouvent un malin plaisir à sympathiser avec un simple policier, un garde communal ou un gendarme auxiliaire. Surtout, quand les gens du bourg sont là pour apprécier la «fraternité» et la «sympathie» hypocrites ! Ceux qui ont l’accès, notables ou prétendus l’être, visent plus les hauts gradés et dépensent nettement plus qu’un café ou une caisse de pommes de terre ! Rares sont les responsables nouvellement mutés dans la région, qui osent décliner l’invitation à un grandiose et copieux festin offert par un hôte, qu’on n’a jamais connu auparavant ! Une invitation, qui se veut un investissement pour se vanter, devant voisins, cousins et autorités locales, que le responsable du coin est déjà acquis !
«Bien mal acquis ne profite jamais», dit-on. Aux gens honnêtes et intègres, devrait-on préciser davantage. Car, de nos jours, il profite pleinement à ceux, qui savent s’y prendre. Ceux qui «savent manger tout en faisant manger autrui». Les liens, les affinités, les relations intimes et les connivences se tissent mais surtout… s’entretiennent ! Forcément ! Quand la gangrène généralisée constitue un élément indéniable de la culture, que peut apporter une loi, qui, faut-il le rappeler, ne vaut que ce que valent les hommes, qui l’appliquent, tout, comme celle relative aux dispositions du code de la route, qui n’a point «freiné» les accidents de la route ? M. Belarbi

Tlemcen
26 projets de développement des zones montagneuses
26 projets de développement socio-économique ont été recensés par les services chargés de la mise en application du programme de développement durable au profit des zones montagneuses de Trara et Sebaa Chioukh dans la wilaya de Tlemcen, a indiqué jeudi le responsable des services précités à l’occasion d’une journée d’information et de sensibilisation organisée au lycée Malek Bennabi de la commune de Sidi El Abdelli. Intervenant à l’occasion d’une rencontre programmée dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du développement dans les montagnes, le même responsable a souligné que ces projets qui ont été avalisés par des commission techniques de daïras seront soumis prochainement devant la commission de wilaya pour approbation. «Une fois lancés ils ouvriront des perspectives nouvelles notamment en matière d’emplois
et d’amélioration des conditions de vie des populations locales», devait-il ajouter. Le programme de développement montagneux en question cible 23 communes dans la zone montagneuse du nord de la wilaya de Tlemcen soit 24 000 familles totalisant 135.000 âmes et occupant 144.000 hectares représentant 16 % de la superficie globale de la wilaya. Ledit programme, qui s’étalera sur sept années à partir de 2008, comporte plusieurs opérations portant sur la correction torrentielle pour un volume de 30.000 m3, la fixation des sols sur 500 hectares de rives, l’amélioration foncière sur 500 hectares et la pose de banquettes sur 1.000 hectares. Il y a lieu d’ajouter à cela la plantation de 2.030 hectares d’arbres fruitiers, la réalisation d’ouvrages hydrauliques pour la mobilisation des ressources hydriques, la réhabilitation des pistes et l’introduction du système d’irrigation de goutte à goutte. Cette journée a donné lieu aussi à la tenue d’une exposition mettant en exergue les efforts déployés en matière de relance du processus de développement dans les zones montagneuses au même établissement scolaire, à l’initiative conjointe de la conservation des forets et de la direction de l’hydraulique de la wilaya. De son coté l’association ASPEWIT pour la préservation et la promotion de l’environnement a procédé, à cette occasion, à la distribution de prospectus aux lycéens et des cartes renfermant des informations sur les ressources et richesses naturelles Son président M. Bouayed

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:07

Wilaya de mostaganem

Sans doute favorisée par les intempéries, la pénurie sur les produits frais prend une dimension insensée. Depuis mercredi dernier, c’est la grande désolation au marché de gros de fruits et légumes de Sayada où les stands sont quasiment vides de tous produits.

Les rares camionnettes sont littéralement prises d’assaut par des revendeurs. C’est dans cette ambiance que les prix ont pris un envol que rien ne semble pouvoir arrêter. En effet, le prix de la tomate est passé de 70 à 130 DA, celui de la pomme de terre qui était de 30 DA a atteint les 50 DA, tandis que l’oignon sec a doublé, passant de 30 à 60 DA, les haricots verts, qui étaient à 70 DA, ont grimpé à 140 DA. Cette flambée s’accompagne également d’une réelle pénurie sur certains produits, obligeant de nombreux revendeurs à baisser leur rideau depuis déjà 3 jours, alors que l’Aïd est prévu pour lundi prochain. De nombreux citoyens ont opté pour le stockage du pain dans les congélateurs domestiques.

Du Côté des boucheries, c’est la grande ruée vers les abats, un substitut qui tente de devenir la règle chez les innombrables familles dont le pouvoir d’achat a été laminé. Pour les autres, ceux dont les ressources autorisent le sacrifice, c’est la course contre la montre en quête du boucher qui viendra égorger le mouton à la maison.

Par Ali Tlemçani

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:07

Le 60ème anniversaire de la proclamation des droits de l’Homme n’aura pas laissé insensibles les membres de l’association « Environnement et Développement Durable » que préside Younès Hammidèche, étudiant en droit à Mostaganem.

Grâce au soutien du département des Sciences juridiques et administratives, cette journée d’étude aura vu la participation de plusieurs responsables et étudiants. Dès l’entame, c’est le vice doyen de la faculté, M. Chérif Touil, qui rappellera les principaux sujets abordés, à savoir l’historique des droits de l’Homme, concepts et aspects des droits de l’Homme tels que rapportés dans la Déclaration de Paris du 10 décembre 1948 et le lien entre les droits de l’Homme et le droit au travail. Intervenant à la suite de cette allocution introductive, M. Bekkadja Benali, délégué régional de la commission nationale de la protection et de la promotion des droits de l’Homme, a présenté le modèle organique de la CNCPP qui obéit aux principes de la Déclaration de Paris. Lui succédant, Yahia Abdelhamid, Bassem Med Chihab, Mohamed Saadi et Ameur Ahmed parleront respectivement de l’historique des droits de l’Homme, des droits de l’Homme et droits de l’environnement, de la relation entre droits humains et droit du travail et enfin du respect de l’environnement et du développement durable. Soulignons que la manifestation n’aura pas été possible sans le concours de Abdallah Tadjine, le responsable de l’activité socioculturelle de l’université, qui n’a pas ménagé ses efforts à cette occasion.

Par Ali Tlemçani

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:07

Depuis quelques jours, le site web de l’université de Mostaganem commence à prendre forme. Confié à une enseignante de rang magistral qui travaille dans une parfaite discrétion, le site est en train d’être totalement relooké.
Jusque-là, cette fenêtre sur le monde, chargée de vulgariser toutes les activités et les services de l’université de Mostaganem, avait plutôt l’allure d’un blog pour internautes du troisième age. Sans aucun attrait, avec des caractères qui rappellent les premiers pas de l’informatique et des informations aussi déconnectées que possible, il avait tout pour déplaire. Même les laboratoires de recherche, qui ont en principe de la matière à présenter, possèdent des fenêtres où la médiocrité le dispute à l’indigence. Sur l’un de ces feuillets, on pouvait lire sans sourciller que le nombre de communications s’élevait à une cinquantaine. Bravo pour la précision ! Pour des chercheurs travaillant dans les sciences, autant de désinvolture confine au mépris. D’ailleurs, dès la page d’accueil, le visiteur est confronté à des informations sur les capacités industrielles de la région qui datent tout simplement des années de lancement des projets en question. Même les noms des sociétés SOGEDIA et SONIC, puisque c’est d’elles qu’il s’agit, il faut être au moins quinquagénaire endurci pour s’en rappeler. Il est heureux de constater que, depuis cette semaine, le site aura pris des couleurs, une vivacité et est devenu plus attractif.

Recherche scientifique

Invités par le nouveau directeur général de la recherche scientifique auprès du ministère, le physicien Hafidh Aourag, les directeurs de labo devraient redoubler d’ingéniosité afin de donner de leurs laboratoires les images les plus attrayantes qui soient. Ces derniers jours, le site aura fait l’objet d’une animation très particulière. En effet, à l’initiative d’un groupe d’enseignants et d’étudiants, une déclaration pour la non-violence à l’université a été mise en ligne. Rédigée dans un langage sobre et convivial, elle interpelle l’ensemble de la communauté universitaire de Mostaganem et, par extension, de toute l’Algérie, afin que le terrible drame vécu le 19 octobre dernier ne se reproduise plus jamais. Ce jour -là, le chef du département informatique, Mohamed Benchehida, succombait à des blessures occasionnées par son propre étudiant. Cette mort tragique avait été vécue par ses collègues comme une agression contre la science, l’intelligence et le bon sens. C’est à une semaine de la « baptisation » d’un auditorium au nom du défunt que cette déclaration intervient afin d’inviter toutes les composantes de la communauté universitaire à bannir à jamais les actes de violence sous toutes ses formes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’université. La cérémonie, qui aura lieu le 16 décembre prochain, devrait réunir des représentants de l’ensemble des universités nationales et donner le signal à l’élaboration d’une charte pour la non-violence dont les contours sont d’ores et déjà quasiment identifiés.

Par Ali Tlemçani

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:07

 ALORS QUE PLUS D'UN MILLION ET DEMI DE LOGEMENTS SONT INOCCUPÉS

Peut-on prétendre à l'achat d'un logement en Algérie ? La réponse est évidente. A moins d'avoir un sac de billets de banque plein à ras bord, il est impossible d'acquérir ne serait-ce qu'un petit appartement dans un immeuble déglingué. Les salaires étant ce qu'ils sont, il faut avoir deux vies pour rassembler l'argent nécessaire à l'achat d'un logement. Les prix volent très haut. Ce qui pousse bon nombre de ménages issus de la couche moyenne à s'adresser au marché locatif. Et là, bonjour la saignée !

Enquête réalisée par Fatma Haouari

C'est un drame vécu quotidiennement. Car dès qu'on entre dans ce cercle vicieux, on ne peut plus en sortir. A peine l'année de location entamée, on pense à la prochaine qui arrive, la peur au ventre de se retrouver à la rue. Ceux qui se font piéger dans cette spirale infernale grossissent les rangs des pauvres. Ils ne dévoilent pas toujours leurs angoisses et attendent qu'un miracle se produise et qu'ils puissent être tout simplement traités comme des citoyens qui accomplissent leurs devoirs et jouissent de leurs droits. Ceux rencontrés dans les agences immobilières que nous avons approchés pour les besoins de l'enquête en ont gros sur le cour. Il faut dire que toutes les catégories professionnelles sont touchées par ce problème. Il n'est pas rare de voir des enseignants, médecins, journalistes et autres universitaires qui vivent de leurs salaires s'endetter pour louer leurs appartements. Selon les locataires que nous avons pu aborder, «il faut cavaler longtemps, faire plusieurs agences immobilières, feuilleter les journaux des petites annonces, dépenser une fortune en frais de téléphone, demander à droite et à gauche si on a entendu parler d'une location pas chère et pas très loin du centre-ville mais c'est souvent un rêve inaccessible. Il faut sortir hors d'Alger et si on ne possède pas de voiture, on va devoir jouer des coudes dans les bus et les taxis. C'est dire qu'on est saigné quoi que l'on fasse. Le moral après une fin de journée passée à faire le pied de grue devant les arrêts de bus est sapé». Youcef est un agent immobilier activant au centre-ville. Il est dans le circuit depuis cinq ans. C'est un métier qui lui permet de bien gagner sa vie. «Je peux atteindre jusqu'à 50 000 DA, voire plus par mois. Cela dépend des transactions et de leurs nombre.» Il a rendez-vous avec Hakima, cadre commerciale dans une agence de communication qui cherche un F2 ne dépassant pas les 15 000 DA. Youcef fait la moue. A ce prix-là, il sait qu'il va avoir du mal à trouver la perle rare. A la question de savoir comment elle fait pour trouver un équilibre à son budget de ménage, Hakima manque de peu de pleurer. «La location m'a ruinée ! répond-elle, mon mari vient de perdre son emploi, il fait une dépression nerveuse. J'ai un enfant malade. Je suis obligée de fractionner mon salaire. Je donne 20 000 DA au propriétaire et je dois vivre, moi, mon mari et mes deux enfants, avec 10 000 DA ! Autant vous dire que je souffre le calvaire, je suis surendettée, mes parents, mes frères, mes sœurs, mes amis, mes collègues, je dois de l’argent à tout le monde. Je fuis mes débiteurs et je sais que j'ai perdu l'estime des gens qui m'entourent. » La mine défaite, elle poursuit : «Dans un mois, je dois débarrasser le plancher. Le propriétaire m'a fait comprendre qu'il voulait augmenter le loyer. Il veut 25 000 DA par mois, même en faisant la manche, je n'y arriverai pas.» Youcef lui promet de faire tout son possible pour lui trouver ce qu'elle cherche mais au fond, il a très peu d'espoir. Il nous explique que des opportunités pareilles se négocient sous le manteau et en dehors des circuits habituels, il y a une tension sur les studios et les F2, en hivers les prix baissent légèrement mais en été, ça flambe. Une heure plus tard, Saïd débarque. Il est fonctionnaire. Après une vive dispute avec ses parents, il a plié bagage avec femme et enfants. Il en a trois. «Deux filles et un garçon qui sont très perturbés par cette situation», nous confie-t-il. «A quarante-cinq ans, je n'ai pas de logement et quand on n'a pas de logement, on n'a rien. J'ai dû changer de domicile trois fois en trois ans. Heureusement que ma femme travaille, sinon je n'aurais pas pu tenir le coup. J'ai déposé mon dossier à l'AADL et j'attends que mon rêve et celui de ma famille d'avoir, enfin, un toit se réalisent.» A ce propos, il nous révèle qu'il a peiné pour retirer un certificat de résidence de la mairie dépendant de la commune où il résidait. Il a fallu une intervention pour qu'on lui en délivre un. «On m'a signifié, relate-t-il, que le contrat de location n'était pas valable. Quand j'ai demandé un certificat d'hébergement à mon propriétaire, ce dernier a refusé de me le donner quand il a su que c'était pour l'acquisition d'un logement ». «C'est de l'humiliation», déplore-t-il. Youcef, lui, a programmé une visite d'un F2. Nous demandons à Saïd s'il accepte qu'on l'accompagne. Il acquiesce du bonnet. L'agent immobilier lui parle d'un appartement «propre» qui signifie dans le jargon professionnel «pas trop délabré». Mais là, surprise ! L'appartement situé à la rue Burdeau est un «bouiboui», ne contenant pas de fenêtre, à peine une lucarne qui donne sur le voisinage. Un patio lugubre, deux petites chambres. Pas de couloir, pas de salle de bains, mais des WC avec un receveur de douche. Les murs sont crasseux. L'appartement ressemble à une vieille cave transformée en habitation. L'agent immobilier tente de minimiser «l'horreur». «C'était un bureau de transitaire ! Un coup de peinture et ça ira.» Saïd affiche une mine circonspecte. «Le prix est quand même élevé, 20 000 DA pour ce taudis, c'est de la folie !» Youcef, rodé à ce genre de situations, va essayer de négocier avec la propriétaire qui se trouve à Ghardaïa d'où elle est originaire. Il se retire dans un coin, sort son téléphone portable et appelle la dame. Après un bref conciliabule, il revient vers Saïd qui montre des signes d'agacement. «J'ai parlé avec la propriétaire. Elle est prête à le lâcher pour 18 000 DA fermes. La peinture est à votre charge.» Saïd froisse les sourcils. Il refuse l'offre. «Trouvez-moi autre chose.» Youcef lui donne rendez-vous pour le lendemain. «Il y a un appartement à Beni- Messous après le commissariat. Dans un immeuble neuf, au quatrième étage. Il est spacieux. Je peux vous l'avoir pour 17 000DA.» Saïd est démoralisé. Il accepte de faire la visite ; cependant, il doit payer 400 DA pour le transport. C'est la règle et si l'appartement lui convient, il devra débourser une année d'avance, payer les frais du notaire et verser la prestation de l'agent immobilier qu'on appelle communément le treizième mois et, dans son cas, elle est de 17 000 DA.
La colocation fait recette

Beaucoup de locataires ont recours au système D, celui de la débrouille. On finit au bout de quelque temps par s'habituer à la galère. L'objectif étant de survivre et de prendre son mal en patience. Les petites annonces dans les journaux fournissent un aperçu sur la moyenne des tarifs de location pratiqués actuellement. Tout le monde a dû croiser des annonces du genre «Particulier cherche une colocation, un appartement à Alger- Centre. Contactez-moi (numéro de téléphone portable). Non sérieux s’abstenir» ou encore «Jeune femme cherche des colocataires sérieuses pour louer un appartement à Alger- Centre pour 11 mois. J'ai loué cet appartement type F2 à 18 000 DA par mois.» «Jeune médecin cherche une colocation à Hussein-Dey.» «Cherche colocataire, étudiante ou résidente en sciences médicales.» On remarque même des sites internet qui se spécialisent dans ce créneau. Il suffit de taper sur le clavier et entrer «colocation» et vous voilà servis. Un message vous accueille ainsi : «Que vous soyez à la recherche d'un appartement, d'un locataire ou d'un colocataire, n'attendez plus ! Consultez les annonces ou publiez-en une gratuitement si vous le désirez ! Publier votre annonce (demande ou offre).» Bien entendu, ce circuit est aventureux et comprend des risques car on ne sait pas toujours sur qui on tombe. Les célibataires, étudiants ou travailleurs ont recours à la formule de colocation pour alléger le poids du loyer qu'ils ne peuvent supporter seuls. Parfois, le loyer équivaut à leurs salaires et quand on sait ce qu'endurent les jeunes à trouver un boulot et se prendre en charge, on devine aisément que la colocation reste un bon moyen pour ne pas se ruiner totalement. Il est vrai qu'à la fin du mois, il ne reste pas grand-chose de la paie. Mais c'est mieux que de se rouler les pouces notamment pour ceux qui viennent de l'intérieur du pays à la recherche de moyens de subsistance. Salim, journaliste dans un quotidien d'information, nous dit : «Les gens croient que nous autres journalistes, sommes mieux lotis que les autres cadres mais dans la profession, il y a de vrais cas sociaux. Mon salaire ne me permet ni de prétendre à un logement social, ni à celui d'un logement LSP. Pour ce dernier, il faut payer cash 800 000 DA. Ce qui représente 32 mois de salaires à raison de 25 000 DA par mois. Je ne dois ni boire, ni manger pour économiser pendant près de trois ans. Je ne sais pas comment le gouvernement s'arrange pour faire ses calculs, ils sont totalement faux !» Salim a pris une colocation à Réghaïa avec deux autres collègues. Il paye 5000 DA par mois sans oublier qu'il doit subir les affres du transport public qui lui bouffe presque le même montant. «On parle d'un quota de logements, révèle-t- il, pour les journalistes. Un dossier pris en charge par l'ancien ministre de la Communication. Apparemment, avec le changement opéré dans l'exécutif, c'est tombé à l'eau», conclut-il. Les femmes et les jeunes femmes seules, étudiantes ou travailleuses, ont aussi leur circuit. Il s'agit des pensionnats. En général, ce sont des familles qui louent au mois une chambre pour quatre ou cinq filles à raison de 5 000 DA à 6 000 DA, voire plus. Quelques rares auberges proposent la même formule comme celle de la place du 1er- Mai. Un circuit qui s'est développé ces dernières années à la faveur des exodes ruraux pour cause de terrorisme, paupérisation et absence d'emploi mais aussi pour des raisons liées à l'évolution de la société qui ne voit plus dans le travail de la femme un aspect dégradant ou honteux. Beaucoup de familles paysannes laissent leurs filles travailler dans les grandes villes. Ça leur permet de souffler financièrement. Et sur le plan social, ces familles ont compris que les jeunes femmes qui se prennent en charge ont plus de chances de trouver un mari en ces temps durs où on doit travailler à plusieurs pour joindre les deux bouts.
La vie facile des nantis
Le marché locatif en Algérie est totalement libre. Il n'obéit à aucune réglementation. C'est à celui qui sait tirer son épingle du jeu et il faut faire attention aux arnaques qui sont légion. C'est un filon en or, une source d'enrichissement facile. Surestimation des honoraires des biens immobiliers, absence de relations contractuelles avec le client, fraude fiscale. Ce marché est une pétaudière. L'Etat reste désespérément absent. Certains qui construisent leurs villas avec des locaux commerciaux au rez-de-chaussée n'hésitent pas à exploiter la misère des gens pour en faire un fonds de commerce. A Bordj-El- Bahri, El-Hamiz et en des lieux à forte concentration commerciale, des niveaux de villas en cours de construction sont loués au noir à des ouvriers, des tâcherons et des manœuvres. Ce sont des travailleurs qui viennent des villes intérieures et des wilayas limitrophes pour travailler sans aucune protection sociale. Pour 2 000 DA à 3 000 DA, on s'entasse à plusieurs dans quatre murs, sans eau ni électricité. L'hiver de cette année plonge ces habitations dans la gadoue. Les travailleurs acceptent ces conditions difficiles car ils n'ont guère le choix. En entamant notre enquête, nous avons appris l'existence de pratiques des plus curieuses. Des logements sont loués à la journée pour un montant de 10 000 DA. Ce sont des appartements situés dans les quartiers résidentiels de la capitale qui servent d'escale à des étrangers, des hommes d'affaires qui y concluent des transactions loin des badauds et en dehors des hôtels chics. Des hommes mariés volages et riches d'Alger ou qui viennent parfois de l'intérieur du pays «réservent» ces appartements pour se «distraire ». Ils louent aussi à l'année sauf que, dans ce cas-là, ils payent moins. Des émigrés, que le change avantage, y trouvent aussi leur bonheur pour passer quelques jours au bled pour ne pas aller chez la famille. Salah, qui fait dans ce business ne travaille plus avec «les pauvres» comme il dit. «J'ai arrêté les apparts à 15 000 et 18 000 DA, je perds un temps fou dans les déplacements, les clients trop regardants sur les prix sont fatiguants et jamais contents. J'ai de gros clients, quatre appartements haut standing au Debussy, Val d'Hydra, Sacré- Cœur et Sidi-Yahia. Je gagne ma vie rien qu'on les louant sans contrat pour deux jours, une semaine ou 15 jours». Ces appartements sont à vous ? demandons-nous. Il réplique avec désinvolture «Celui de Debussy est à moi, les trois autres appartiennent à de hauts responsables.» Il n'en dira pas plus, nous savons au moins qu'il y a «des Algériens d'en haut» qui louent pour le plaisir. Ce qui n'est pas le cas de la majorité. Salah sait vendre ses produits. «C'est fou ce que certains nouveaux riches sont capables de dépenser pour leur confort (rires). Le magnifique studio de 55 m2 situé au Val d'Hydra est sublime, cuisine américaine et vue imprenable. A l'année, je le loue pour 45 000 DA le mois.» Les appartements et les villas haut standing, avec l'arrivée des investisseurs étrangers, sont loués en euros.
Crise de logement ou mauvaise gestion ?

Le 5e recensement général de la population et de l'habitat est passé pratiquement inaperçu sur une vérité qui donne froid dans le dos et atteste de l'ampleur de la gabegie, la corruption et la mauvaise gestion qui caractérisent le secteur de l'habitat en Algérie. Les données statistiques du parc logements de cette année ne souffrent aucune équivoque. Sur un total de 6 748 057 logements constituant le parc national, 5 244 947 logements sont habités. Soit 1 503 710 de logements inhabités. Il y a un excédent de logements et non un déficit, comme on a tendance à le faire croire. Une fausse crise de logement exacerbée par la spéculation, un business qui rapporte gros. Sans doute aussi gros que les importations, le banditisme et le trafic de drogue. Sur le tableau récapitulatif du parc logements fourni par l'ONS, nous avons tenté de trouver un quelconque déficit, en vain. Dans les 48 wilayas du pays, des logements restent désespérément inoccupés. Même la ville de Chlef qui vit au rythme d'émeutes cycliques dues en grande partie au problème de relogement des sinistrés dispose de logements vides. Cette région, lourdement éprouvée par le terrorisme et les catastrophes naturelles, détient un parc de 173 883 logements. Sur ce nombre, 139 410 logements sont habités contre 34 473 inhabités. Quant à la capitale, elle dispose d'un parc de 638 804 logements dont 508 775 sont habités et 103 029 inhabités. Idem pour les grandes villes. Alors où se situe la faille ? Il est vrai que tout le monde fait la même réflexion dans la rue. L'Etat dépense des fortunes colossales dans le secteur de l'habitat qui représente 2% du PIB, les lois de finances complémentaires ne sont jamais dénuées d'enveloppes supplémentaires pour construire plus de logements et faciliter leur acquisition mais la crise de logement n'est toujours pas résorbée. Il semblerait même qu'elle se complique de plus en plus. Un jour on accuse les EPLF de faillir à leur mission en semant la panique chez les acquéreurs qui ont payé rubis sur l’ongle leurs futurs appartements, une autre fois, c'est l'AADL qui est dans le collimateur en annonçant à demi-mot sa disparition. C'est dire que le gouvernement tâtonne et peine à trouver des solutions idoines. Seront-ils les lampistes qu'on sacrifie à chaque fois qu'on est appelé à rendre des comptes ? Il faut le croire. Pourtant, grâce à ces deux dispositifs, on a bien servi la junte à coups d'injonctions et de réquisitions. Les rapports à ce sujet ne manquent pas. Celui des EPLF que Le Soir d'Algériea publié (au mois de septembre dernier) mentionne les travers de la politique en matière d'habitat concernant ce promoteur public. Nous nous sommes rendus sur le terrain pour voir de visu certains immeubles dont on a appris par ouï-dire la vacance. Nous avons constaté que beaucoup d'entre eux, aussi bien au cœur de la capitale, dans ces immeubles cossus datant de l'époque coloniale appartenant à l'OPGI comme dans les banlieues où d'anciennes forêts et vallons ont subi des coupes franches pour leur construction, sont inhabités ou occupés par quelques personnes. A Saïd- Hamdine, Bordj-El-Kiffan (première grande agglomération), El- Achour, Baba-H'sen, Birtouta, Beni-Messous, pour ne citer que ces quartiers d'Alger, des appartements finis dont on ignore les noms des propriétaires sont inoccupés. Et pourtant, ce sont des logements appartenant à l'Etat, tous promoteurs confondus : (EPLF, Cnep, OPGI et LSP). Pour ceux qui ont l'habitude de prendre l'autoroute, que ce soit du côté ouest ou est, ils ont dû remarquer des immeubles à perte de vue qui grignotent chaque jour des terrains vagues dépouillés de leur verdure, lesquels en dépit du fait qu'ils soient finis, ne montrent aucun signe de vie en leur sein. Au mois d'août dernier, l'actuel Premier ministre, alors chef du gouvernement, annonçait la mise en place d'une commission interministérielle chargée d’élaborer des propositions contre le phénomène des logements inoccupés. L’objectif recherché, a-t-on précisé «est de préparer le terrain à des opérations de contrôle à travers le territoire national quant aux logements attribués de manière douteuse et exploités à des fins parasitaires ». Cette structure réunit des représentants des ministères de de l’Intérieur, de l’Habitat et de la Justice. Il était question que le gouvernement trouve «les instruments requis, y compris législatifs et incitatifs, pour mettre un terme à la subsistance d’un important parc de logements inoccupées, acquis ou loués auprès de l’Etat, ou réalisés avec un soutien public alors que le déficit national de logements demeure sensible». En outre, «un fichier national du logement est censé consigner l’ensemble des décisions d’attribution de logements sociaux ou d’aide de l’Etat, regroupant les logements publics locatifs, les logements sociaux-participatifs, les logements cédés dans le cadre de la location-vente, des terrains à caractère social ainsi que les aides de l’Etat attribuées pour l’achat ou la construction d’un logement». Ira-t-on jusqu'au bout de ce processus qui doit prendre deux ans, sachant que les détournements de logements obéissent aux critères du népotisme, du passe-droit et de la «chipa», des pratiques qui gangrènent l'administration. Certaines personnalités se sont allégrement servies en s'accordant des logements pour eux et pour leurs proches quand ils occupaient des postes supérieurs et même que certains y sont toujours. C'est un secret de Polichinelle, cependant, personne n'ose les identifier ouvertement. Bien que les autorités reconnaissent en haut lieu «le phénomène» des logements inoccupés, aucune mesure concrète n'a été prise pour le juguler. Il y a un parc important qui n’est ni vendu, ni exploité sous forme de location. On parle de dispositions apportées dans ce domaine pour permettre la mise sur le marché locatif des logements dormants. Il était question que la Cnep et l'OPGI participent à cet effort pour soulager les fonctionnaires et autres salariés du secteur privé. S'agissant de la vente, on continue à traiter les demandes de logement en matière d’apport personnel de manière uniforme. Et même les formules comme «la promesse de vente» pour l'acquisition d'un logement ainsi que le recours au financement par les banques se heurtent à l'envolée des prix, notamment dans les agglomérations chefs-lieux (ACL). L'Algérie est sans doute le pays du paradoxe et de la contradiction. L'argent coule à flots, des réserves de change attirent les «affairistes» de tout acabit, des capitaux stagnent dans les banques mais les citoyens vivent une misère à tous les niveaux. Ils constatent, impuissants, l'existence d'immeubles vides alors qu'ils sont ruinés par la location.
F. H. soir d'Algérie

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:07

Mostaganem : Le changement, ce n’est pas pour demain !
Le premier exercice du quinquennat municipal vient d’être consommé ! Mostaganem n’est guère plus propre qu’auparavant. Ceux qui occupent une minuscule buanderie sur le toit des immeubles, s’entassent dans des baraques de fortune insalubres, ou se privent de sommeil chaque nuit pluvieuse, s’apprêtent à passer un énième hiver à l’étroit ou dans l’angoisse. Les rues et ruelles sont davantage crevassées. L’oued Aïn Sefra est presque incapable d’évacuer eaux pluviales et usées, car obstrué par des tonnes d’ordures balancées par des riverains qui crient à l’incivisme. Un ras-le-bol quasi général latent d’une population juvénile usée par l’oisiveté et le chômage endémique, qui demeure intact. Pas le moindre changement ne se profile ! Et Mostaganem reste une commune mal encadrée, qui «bouffe» la moitié presque de son budget annuel en charges salariales d’une pléthore d’employés.
La plus rude bataille, celle des urnes, ayant été remportée, le reste de l’épreuve n’était qu’une simple «gestion» d’une routine héritée. Des comptes ? Peut-on en demander du moment qu’on n’a jamais exhibé le moindre plan d’action à mettre en œuvre pour meubler le quinquennat municipal, mais surtout opérer le changement d’un quotidien profondément dégoûtant. Face à cet «imprévu» d’importance cardinale qui dispense l’instance élue d’un quelconque compte à rendre aux administrés, les attentes de la population étaient et sont par contre bien réelles. Dépouillés de compétence politique propre, et réduits à de simples commis d’une Administration sclérosée, les élus locaux se prêtent fidèlement à assumer les «ratés» et... récolter la colère d’une bonne partie de leurs concitoyens.
«Rien ! Rien ! Et rien ! De quel changement osez-vous parler ?». À moins que vous ne mettiez la main sur un élu membre de l’exécutif de l’APC, ou un président d’association «béni» par l’auguste Assemblée, à l’instar de Tarik, à la quasi-unanimité, le commun des citoyens mostaganémois ne décèle un moindre changement dans la routine de sa municipalité. «Il faut toujours se bousculer pour prendre un taxi si l’on ne daigne pas s’entasser dans le bus du transport urbain !», affirme Tarik pour étayer son «niet» en matière de changement. Et de poursuivre dans ses critiques empreintes de réalisme: «Plus que jamais, le trottoir du centre-ville demeure toujours ‘interdit’ au piéton qui doit disputer la chaussée aux voitures ! Davantage que jamais, le commerce informel est florissant, et Mostaganem n’est guère plus propre qu’avant l’avènement de l’actuelle APC !»
En sa qualité d’universitaire, Mansour qui, soit-il précisé au passage, ne s’attendait nullement à un quelconque changement, va au-delà du constat simpliste. Il «théorise»: «La question ne relève pas de la compétence et de la capacité du maire à promouvoir le changement. L’inertie tient en des causes plus profondes inhérentes au système». Réfutant toute vision pessimiste d’a priori et un quelconque parti pris partisan, Mansour a de quoi argumenter sa désillusion de prétendre, encore moins, attendre qu’une APC opère le changement.Bien que les élections aient eu lieu le 29 novembre, ce ne fut que cinq mois plus tard que Mostaganem vit son exécutif communal enfin installé. Un exécutif et un équilibre en réalité précaires pour tous les observateurs à l’écoute de ce qui se fait et se défait dans les coulisses de l’Assemblée. La commune ne semblait pas prête à déroger à une règle désormais entrée dans les mœurs de l’autorité communale: l’instabilité de l’APC. Une brève rétrospective le démontre amplement. Depuis le recouvrement de l’indépendance du pays, Mostaganem est à son ... 27ème édile; le 18ème maire consacré par un scrutin ! Un record qu’aucune autre ville du pays n’a prétendu battre à ce jour, et qui se met particulièrement en évidence quand on sait que durant l’époque coloniale, de 1848 à 1962, Mostaganem a, à peine «consommé» 21 maires.
Au-delà d’une stabilité de façade, et malgré une certaine volonté chez nombre d’élus de rentrer enfin dans le vif du sujet, la nouvelle assemblée reste sujette à une certaine léthargie handicapante qui l’empêche d’opérer un quelconque redressement tant attendu. Fort heureusement, en la dessaisissant des plus importantes préoccupations du citoyen mostaganémois que sont l’emploi et le logement, l’administration l’a prémunie du courroux, voire du soulèvement, des administrés. Malgré cela, le commun des citoyens demeure éminemment sceptique quant à la capacité de son APC de se démarquer par rapport aux assemblées communales qui se sont succédé. En effet, il demeure qu’à l’intérieur des «maigres» prérogatives qui leur sont accordées, les élus n’ont pas encore brillé par une gestion innovante et imaginative des affaires de leurs localités. L’esprit d’initiative en est le grand absent. Ce ne sont sûrement pas les routinières réunions de l’APC qui prouveraient le contraire. Les commissions spécialisées de cette assemblée ne sont généralement pas instruites des grands dossiers. Les données techniques et statistiques leur échappant complètement, elles compensent ce déficit par des péroraisons et des procès d’intention qui ne font avancer en rien les choses. Cette première année du mandat quinquennal demeure, selon les observateurs au fait de la gestion de la collectivité, une précieuse perte de temps, mais également d’énergie et de fonds, dans l’histoire de la ville, tant elle fut marquée par moult tentatives de destitutions, de croche-pieds et autres coalitions qui se font et se défont au gré des humeurs et des compatibilités de circonstances. Pour de nombreux citoyens, «les élus ont, encore une fois, failli à leur mission». Même les élus, toutes tendances partisanes confondues, qui siègent à l’Hôtel de ville, estiment qu’ils n’entrevoient pas encore de changement sur le terrain. Nourries par l’opportunisme à souhait de se voir un jour occuper le fauteuil de maire ou de vice-président, les critiques réciproques, acerbes et parfois gratuites, ainsi que les chamailleries perdurent. «C’est plutôt nous qui sommes très déçus par la population qui n’ose guère faire le moindre effort en matière de civisme !», réplique monsieur le maire à propos de ses appréhensions quant à cette première année consommée du mandat de son assemblée. Allusion faite aux ordures qui ont envahi la ville, il regrette que les campagnes de sensibilisation n’aient pas relevé le civisme citoyen. Aux yeux du premier magistrat de la ville, qui raisonne en fidèle commis de l’Etat, même s’il n’a pas changement radical, il faut avouer qu’il y a eu une évolution positive, ne serait-ce que par l’identification des grands problèmes de la cité. Reste l’action qui requiert l’implication du citoyen. Au sujet du logement, le président de l’APC semble amplement soulagé du fait qu’une préoccupation aussi «explosive» ne soit plus «l’affaire de l’APC». «De toutes façons, nous n’avons jamais rien promis à personne, pour qu’on nous demande des comptes aujourd’hui !», estime-t-il. En ayant l’aval de la tutelle, le maire ne semble aucunement ennuyé par les tiraillements intestins qui secouent en sourdine son assemblée. Du moment que la caravane marche, que les grands problèmes de Mostaganem soient identifiés et appréhendés et que les affaires aillent bon train, l’essentiel est là. Que l’on ne parle pas encore de changement, cela importe peu. M. Belarbi

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 00:07

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 00:07

par Djamel B.
La wilaya de Mostaganem a été retenue pour l'implantation de plusieurs usines dans les secteurs de l'automobile, des matériaux de construction, des produits électroniques et textiles etc. dans le cadre de la zone de coopération chinoise en Algérie.
Ces projets d'un investissement initial de 500 millions de dollars, permettront la création de milliers de nouveaux emplois. Selon les responsables de ce projet, le lancement de la zone sino-algérienne de Jiangling de coopération économique et commerciale, aura lieu avant la fin de l'année en cours, à Mostaganem. Pour préparer cette opération de lancement, une délégation du gouvernement de la province de Jiangxi de la République de Chine conduite par le gouverneur de la province M. Sun Gang, comprenant des fonctionnaires gouvernementaux et les représentants de Jiangling Motors Coopération Group et Jiangxi Coal Corporation Group a effectué une visite en Algérie du 23 au 27 novembre derniers.
Lors de cette visite, la délégation a été reçue au ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements et par la wali de Mostaganem. Lors des entretiens, il a été convenu le lancement du projet avant la fin de l'année 2008.
La première phase consistera en la création d'une usine de montage de véhicules automobiles de types camionnettes, pick-up, SUV, véhicules touristiques de la marque JMC, avec une capacité de production qui devra atteindre 50.000 véhicules par an, dans 5 ans, ainsi que des ateliers de fabrication de pièces de rechange.
En fin de semaine écoulée, un contrat de 100 millions de dollars avait été signé à Alger entre l'entreprise algérienne GM Trade et le groupe automobile chinois Shaan Xi, pour la réalisation d'une unité d'assemblage de véhicules à Sétif. Cette unité, qui doit être réalisée en 2009, entrera en production en 2010 pour l'assemblage de 10.000 véhicules/an tous types confondus de la marque de ce groupe chinois, soit 2.000 de type utilitaires, 6.000 industriels et 3.000 bus et minibus. L'accord a été signé en présence d'une responsable de la division promotion industrielle auprès du ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements (MIPI), Mme Kheïra Slimi, du président de l'Union professionnelle de l'industrie automobile et mécanique (UPIAM), M. Brahim Bendris, et du vice-président de l'association d'industrie mécanique de Chine, M. Zhang Xiaoyu.

Selon le P-dg de GM Trade (Groupe Mazouz), M. Ahmed Mazouz, la réalisation de cette unité prévoit la création de 4.000 postes d'emplois. Outre cette usine de production, le contrat stipule également la création d'une école de formation dans le domaine de la fabrication de la pièce de rechange et de l'assemblage, selon M. Mazouz dont le groupe est le concessionnaire de Shaan Xi, en Algérie, (engins travaux publics, camions, tracteurs agricoles, minibus...). Cet accord a été signé dans le cadre de la 6e tournée internationale des véhicules chinois effectuée, cette fois-ci, en Algérie et à laquelle participent 13 sociétés chinoises de fabrication automobile (véhicules, équipements et pièces de rechange).
Outre cet accord, un second a été aussi signé entre l'entreprise algérienne Fandi Motors et le groupe Shaan Xi pour monter une chaîne de montage de deux modèles de véhicules. Cette usine devrait entrer en production en 2009 et prévoit la création de 1.200 emplois, selon le patron de Fandi motors, M. Hocine Fandi, dont l'entreprise «est en négociation avec les autorités publiques pour obtenir la concession de l'assiette foncière du projet, et ce, soit à Alger soit à Bordj Bou-Arréridj ».
Outre les investisseurs chinois, le secteur de l'automobile intéresse aussi les investisseurs iraniens. A ce titre, le ministre du Commerce, M. El-Hachemi Djaâboub a indiqué, en marge de l'inauguration de la foire de l'industrie et du commerce de la République islamique d'Iran qu'il a discuté avec la partie iranienne sur la possibilité de mettre en place un partenariat algéro-iranien dans ce secteur à travers la création d'usines de montage dans une première étape avec des partenaires algériens et le lancement, par la suite, de l'industrie automobile en Algérie. A une question sur un éventuel investissement iranien dans l'industrie automobile en Algérie, le ministre iranien du Commerce a précisé que les firmes iraniennes activant dans ce secteur sont cotées en bourse. Il a été convenu, a-t-il dit, de dépêcher une délégation algérienne en Iran pour rencontrer l'entreprise qui sera en mesure de développer un tel projet en Algérie.

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 00:07

par Salah C.
Entre mercredi matin et jeudi très tard dans la nuit, les nombreux usagers qui empruntent le tronçon de route reliant les RN 11 et 4 vivent le calvaire en raison de la tenue de Souk Ellil, un marché hebdomadaire implanté dans la commune de Sayada, relevant de la wilaya de Mostaganem.
Si pour les habitués de cette voie à grand trafic routier, ils évitent de l'emprunter durant ces deux jours, pour les non avertis, ils sont pris dans le piège et doivent patienter de longues heures pour que la circulation soit plus fluide.
Jeudi dernier, deux files de voitures dans les deux sens ont créé un bouchon qui a duré plus de deux heures et si certains ont pu l'éviter en rebroussant chemin pour joindre la nationale 4, soit en direction d'Oran ou du centre, la majorité des automobilistes n'avaient aucune liberté de manoeuvre et ont dû patienter de 20h jusqu'à 23h. Cette situation est engendrée par des centaines de poids lourds, fourgons et autres camions sur les deux côtés de la chaussée la rendant étroite. La cause ? L'impraticabilité de l'espace servant habituellement au stationnement et ce en raison des fortes pluies qui se sont abattues durant près d'une semaine.
Approchés, plusieurs commerçants venant de toutes les wilayas du pays et qui viennent pour ce marché de négoce érigé sur plusieurs hectares, cette situation perdure depuis plusieurs années et les responsables concernés par la gestion de ce marché de gros et demi-gros n'ont rien fait pour aménager une aire de stationnement d'autant qu'un tel équipement de grande utilité peut être érigé sur des terres incultes juste à proximité de l'enceinte du marché. « Même nous, qui venons ici pour notre activité, nous stationnons parfois à des centaines de mètres de l'entrée de la partie réservée à la vente, ceci nous cause des désagréments », a tenu à préciser un commerçant venant de M'sila.
Pourtant et aux dires de ces mêmes commerçants, les droits d'étalage des marchandises sont importants surtout si la surface occupée est importante, par conséquent les recettes ne peuvent être que conséquentes d'où la nécessité d'investir dans les structures d'accompagnement telles une aire de stationnement, des cabines téléphoniques et autres. Quant à l'activité commerciale, à l'intérieur du marché tout est vendu notamment la lustrerie, la vaisselle, la bonneterie. En un mot, des articles généralement made in China importés par les spécialistes de la foire de Canton, en Chine. L'importance de Souk Ellil, après quelques années de son ouverture et censé être local, s'explique par son rayonnement national et est souvent apparenté à celui de Tadjenanet, à l'Est du pays. Pour certains, il est devenu la plaque tournante du commerce de gros et constitue le baromètre de la bourse.

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