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L’incivisme inhibe l’effort considérable de l’Etat
Des souris, qui colonisent les cantines, en se baladant au grand jour, à travers batteries et ustensiles de cuisine. Des plafonds et des parois éventrés, qui laissent échapper poussière et laine de verre amiantée.
Des élèves qui sortent se soulager dans les recoins et les bosquets limitrophes à leur école dépourvue de sanitaires opérationnels. Des salles de classes séparées par des armoires en guise de parois. Des robinets volés, surtout dans les compartiments des garçons, arrachés ou enlevés et gardés par les directions des établissements, afin qu’ils ne fassent pas l’objet du vol, de pillage ou de dégradation. Ce désastre a pu être relevé par Mme le wali au niveau du lycée de Stidia, qui vient d’ouvrir ses portes pour la première fois. Des élèves qui, outre leurs affaires scolaires, doivent s’encombrer de bouteilles d’eau, s’ils veulent se désaltérer au sein de leur établissement. Des femmes de ménage et autres agents de nettoyage, qui sont chargés de préparer les repas, à défaut de cuisiniers et de personnels spécialisés requis. Des bibliothèques richement fournies en ouvrages, ainsi que des réseaux informatiques et internet qui demeurent inaccessibles aux élèves, par souci de les préserver du pillage et de la dégradation.
Des lycées, qui en majorité manquent d’eau potable. La surcharge des classes dans certains établissements du primaire et du secondaire, au moment où pas moins de 9 écoles primaires, totalisant 24 salles de classe, demeurent fermées depuis… 5 à 20 ans. Implantées au pif, selon le choix des élus de l’époque, on ne retrouve plus l’effectif minimal pour les rouvrir.
Un déficit latent en matière de transport scolaire, estimé à quelque 65 véhicules, malgré une flotte théoriquement opérationnelle de 118 bus et minibus. Des associations de parents d’élèves souvent inertes, si ce n’est carrément l’absence. Un important déficit en postes budgétaires, accentué par l’ouverture de 5 nouveaux lycées.
Une montée en puissance de la violence en milieu scolaire, matérialisée par 807 cas, dont 14 affaires d’agression d’enseignants par leurs élèves, 3 cas d’agression entre personnels enseignant et administratif et autant d’affaires de violence des enseignants envers leurs élèves. Des affaires de violence dont le traitement confié aux services de sécurité compétents n’a pas été du goût de Mme le wali, qui aura préféré le règlement au sein des établissements, par les conseils de discipline. Un parc de 84 logements d’astreinte indûment occupés par des fonctionnaires du secteur n’y ayant pas droit, des inspecteurs de l’Education nationale, des retraités de l’enseignement et même des étrangers au secteur. Relevant de l’incivisme manifeste et avéré des uns, de la compétence ou l’incompétence des autres ou ayant trait au laxisme et à la bureaucratie, tel était, pêle-mêle, le constat déplorable mis en exergue par les élus de l’APW, lors de leur quatrième session ordinaire de l’année dernière, tenue cette semaine et consacrée à l’examen du dossier de l’éducation.
Un constat jugé par Mme le wali comme étant exagérément alarmiste et particulièrement noir, voire négatif, eu égard aux acquis du secteur et à l’effort de développement consenti par l’Etat. «Ce secteur ne se caractérise pas uniquement par des carences.
La réalisation de 15 lycées, durant cette dernière décennie, a été un record jamais atteint. L’évolution du parc des collèges, passant de 80 à 100 établissements, est également un record, qui mérite la considération. Les aides au profit des élèves issus de familles indigentes et tous les projets, dont a profité le secteur, c’est autant d’efforts significatifs tout de même ! Nous avons réalisé énormément de choses et le reste viendra. Il s’avère impossible d’éradiquer toutes les insuffisances d’un seul coup. Il faut patienter et faire preuve de pessimisme et d’alarmisme moindre !» tiendra-t-elle à préciser à l’adresse des élus de l’auguste assemblée de wilaya.
M. Belarbi

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