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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 15:53
SI MOHAMMED BEN ABDALLAH BEN OUALI OULD SIDI EL-ARIBI.

   Si Mohammed ben Abdallah ben Ouali Ould Sidi El-Aribi, ancien khalifa de la Mina, grand offi cier de la Légion d’honneur, a joué un rôle relativement considérable dans toute la région ouest de l’Algérie, où il était fort connu.

   Il appartient à la branche aînée de la famille maraboutique des Oulad Sidi ben Abdallah, dont il était le chef incontesté.

   Les Oulad Sidi bou Abdallah ont leur principal établissement dans le douar de Taghria (commune mixte de Renault). Ils comptent parmi leurs « serviteurs » religieux les Mehal, les Oulad El-Abbès, et les Oulad Khouidem.

   Au moment de la conquête, le chef des Oulad Sidi bou Abdallah était El-Hadj Mohammed Ould Sidi El-Aribi, oncle du khalifa défunt. L’émir Abd-el-Kader, dans sa lutte contre nous, crut d’abord pouvoir compter sur lui et lui montra beaucoup d’amitié. Puis, le soupçonnant de vouloir faire sa soumission particulière, il le  fit venir à Mascara et exécuter comme traître. En même temps, il internait sa famille sur les frontières du Maroc, dans le voisinage de M’sirda. Le maréchal Bugeaud mit fi n peu après à cette captivité.

   Le jeune Mohammed ben Abdallah, âgé lors de 16 ans, succéda à son oncle dans le commandement de la famille. Il montra constamment la plus grande fidélité à l’égard de la France, et prit part à la répression de toutes les insurrections qui se sont produites dans la province d’Oran jusques et y compris celle des Flitta en 1864. Il a beaucoup contribué à affermir la domination française dans cette partie importante de l’Algérie.

   Dès 1842 l’autorité française lui avait confié un commandement territorial qui fut souvent remanié, et qui un instant comprenait en entier trois arrondissements actuels (Mostaganem, Orléansville et Milianah). En 1870 ce commandement, désigné sous le nom de « Khalifa de la Mina », englobait encore les communes mixtes actuelles de Cassaigne, Renault, Ammi-Moussa et l’Hillil.

    A partir de 1871, la constitution de ces diverses communes mixtes restreignit peu à peu son commandement, qui disparut complètement en 1879. L’ex-khalifa n’en continua pas moins àmontrer à l’égard de la France le dévouement le plus complet, et à entretenir, soit avec les fonctionnaires publics, soit avec les principales notabilités européennes, des relations entièrement cordiales.

   De son côté, le gouvernement n’oublia pas les services rendus et, pour obéir à la situation qui lui était faite par le nouvel ordre de choses, il lui avait alloué un subside annuel ‘en rapport avec la haute situation qu’il avait occupée. Si El-Aribi a en outre, obtenu successivement tous les grades de la Légion d’honneur, jusqu’à celui de grand of ficier, dont il était titulaire depuis 1863. Enfin, il avait été choisi par le gouverneur général pour représenter la population indigène au sein du Conseil général du département d’Oran, comme assesseur musulman, fonctions qu’il a remplies jusqu’à sa mort survenue le 5 juillet 1884, à l’âge de 70 ans.

Documents officiels.

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Published by sidi-ali - dans sidi-ali
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commentaires

Zitouni 28/08/2010 21:55


Faut t'il rappeler que Sidi-el-Aribi mort effectivement dans le camp de l'Emir Abdelkader, non pas exécuté, mais du choléra. Et L'Emir en personne, s'est rendu au chevet des fils du Khalifa dans la
vallée Chellif, et a rendu hommage au grand homme qu'était Sidi-el-Aribi pour lever toute ambigüité sur sa mort, car il savait que les petit gens le comprendrait de travers, et pour preuve de sa
reconnaissance, à lui et à toute la tribu des Bouabdelli, il désigna son fils Khalifa de toute la région du Echerg. Dans la même logique, les mémoires du Général St Arnaud prouvent avec aisance,
que le Khalifa de l'Emir AEK (neveu de Sidi-el-Aribi) aidait et fournissait au chef Boumaaza toute la logistique nécessaire à la guerre (armes, nourriture, homme... etc.). La Général ne pouvait
rien faire, car il se mettrait toute la région à dos, et c’est pour cela qu’il ne manquait jamais une occasion pour le combler en cadeaux et les ménager. Cet article, comme beaucoup d'autres,
renseigne sur le degré de falsification de l'histoire de l'Algérie, tout comme ceux qui disent que les Grands Benboulaid et Amirouche étaient des criminels, ou l'Emir Abd el Kader et Boumedienne
étaient des vendus! La France coloniale, a voulu diviser les algériens et discréditer ses héros et ses grandes tribus, comme par exemple ; attribuer la légion d'honneur et une somme colossale
d'argent à l'Emir AEK, que ce dernier a accepté en compensation, non pas, parce qu’il a changé de camps, mais par nécessité de survie, surtout pour ceux qui l’accompagnaient durant sa déportation à
Ambroise et ensuite à Istanbul. L’histoire est très compliquée pour pouvoir la résumer en 2 phrases, et cela ne change rien aux positions prises par ces grands hommes, à une époque ou presque tous
les algériens ne savait même pas comment défendre les valeurs algériennes et la algériens, voir ne savait rien, tout court. Ces Hommes et leurs tribus (comme el Mokrani, el Haddad et tant d’autre)
ont fait l’histoire glorieuse de l’Algérie, et la question que je me pose, c’est ; ou étaient le reste des algériens à cet époque là, et que faisaient t’ils ? La colonisation a brisé les grandes
tribus et familles algériennes, l'indépendance les a achevé.


Kader LARIBI 13/06/2010 20:37


L’article sur Sid el Aribi est extrait des mensonges NARCISSE FAUCON fait en 1889, donc du temps de l’Algérie Française !, il est rédigé exactement sur les mêmes tonalités que pour Abdelkader,
l’ami de la France.

Je renvois donc l’auteur du commentaire à lire les lettres de Saint Arnaud, et d’autres mémoires de généraux, ST Arnaud voulait cacher à tout prix au ministère de la Guerre, l’aide logistique
Française qu’apportait Sidi-el-Aribi à Boumaaza lors des insurrections qui ont conduit Pellissier à enfumer un millier d’innocents. Sous peine de se faire reprocher, ce qui a été reproché à
Desmichels quelques années plutôt, ce qu’on allait reprocher quelques décennies plus tard également à Napoléon 3 « le conspirateur », qui voulait créer un royaume musulman. Ce Seigneur
Sidi-el-aribi n’a pas voulu lâcher la bride de sa région face à une armée parmi les plus puissantes de l’époque, tout en aidant en parallèle les résistants qu’il connaissait fort bien.
Sidi-el-aribi n’a jamais pris part à ces enfumages tandis que Pellissier n’avait pas besoin de son avis pour gazer des milliers de civils. Il faut lire mais pas que des commentaires officiels qui
occultent la vérité.
De la discussion jaillissent toutes les lumières...


ali 14/03/2010 17:27


on passe bien sous silence le fait "historique " que c'est ce même grand ami de la france qui a servi de guide zélé aux troupes du sanguinaire nabot "Pélissier" dans le gazage des mille Dahranis de
Negmaria le 17 juin 1845 .l'Hitler de la "conquête" avait son Pétain qui s'est illustré , en Algérie , par ses crimes contre l'humanité un sièecle avant ses illustres emules.