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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 00:08

Mostaganem – Recommandé pourtant en agriculture
Les opérations de désherbage, menées ces dernières semaines aux alentours des communes de la wilaya

de Mostaganem, notamment aux abords des chaussées et dans les fossés le long des routes, sont effectuées avant que les graines des plantes ne mûrissent, au risque de porter atteinte à l’environnement et à l’écologie dans cette région. Il faut se rendre à l’évidence, que lorsque ces herbes dites «mauvaises ou folles» sont éliminées ainsi, avant que leurs graines ne mûrissent, ces espèces pourraient disparaître.

Essayons d’imaginer un seul instant des champs à perte de vue, sans coquelicot ni marguerite, alors qu’ils ont de tout temps égayé nos tristes campagnes. De même, nous ne reverrons plus des fleurs comme le souci, la violette, le bleuet et la moutarde qui tapissent nos champs. Les opérations de désherbage menées dans l’anarchie font que les graines ne pourront plus s’éparpiller dans la nature, grâce au vent, aux pluies, aux fientes

des oiseaux qui s’en sont nourris.

Les abeilles ne pourront plus butiner les fleurs, pour en tirer le nectar et le pollen. De plus, ces plantes sauvages contribuent à retenir les eaux de ruissellement sur les bassins versants et à régénérer les sources par l’élévation du niveau des nappes phréatiques.

Certes, le désherbage est recommandé, mais il ne doit être effectué qu’après la maturation des graines, d’autant plus que les herbes sèches sont nuisibles et peuvent être à l’origine des incendies. Il suffit qu’un fumeur imprévoyant balance un mégot allumé par sa portière, pour que le feu prenne dans les bas-côtés de la route. Ce

qui est navrant, c’est de voir des fossés en terre-plein, recouverts de béton soi-disant, pour faciliter l’écoulement des eaux de pluies. Bien au contraire, la surface lisse du béton ne fera qu’accélérer la vitesse de l’eau, au risque de provoquer le débordement et l’érosion du sol à la sortie du canal bétonné, au lieu de laisser le fossé à l’état naturel, comme le recommandent les reportages qui nous laissent découvrir une verdure envoûtante.

Si les plants sauvages sont nuisibles pour les exploitations agricoles, spécialisées dans les cultures maraîchères ou céréalières, leur utilité n’est plus à souligner à la fois sur les plans écologique, environnemental et même médicinal, puisque nos ancêtres ont su déceler dans ces plantes des vertus thérapeutiques indéniables. Il suffit pour s’en convaincre, de consulter les pages Internet sur le sujet.

S. Ben

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Published by omar - dans sidi-ali
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