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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 00:05

Les légumes étant trop chers : Ruée sur les blettes (selk) et la mauve (khobbiz)

Selon un fellah admiratif, rencontré du côté de Oued Khrouf, non loin de Sig, la mauve sauvage (khobbiz) et les blettes (selk) sont les seules plantes, avec l’ortie sauvage (harrig), à avoir profité de ces quatre longs mois d’intempéries, pour se développer avec une telle vigueur, à travers la région des Béni-Chougrane.


Il suffit d’ailleurs de faire un tour du côté des vergers et autres champs agricoles exploités ou non dans les campagnes de Bouhenni et de Moctaâ Douz, pour s’offrir un fantastique spectacle verdoyant, composé des trois plantes sus nommées et atteignant parfois la hauteur impressionnante de près d’un mètre. Cette profusion de plantes vivaces aura contribué à faire des centaines d’heureux parmi les jeunes chômeurs résidant dans les agglomérations voisines.
En effet, ces derniers en ont profité pour faucher à bon compte des dizaines de bottes de blettes (selk) et des hectares de mauve (khobbiz pour les uns ou bkoul pour les autres), et dont les bottes sont allées garnir les étals de marchés. Ceci au grand bonheur de la ménagère, qui ne sait plus quoi faire pour nourrir sa maisonnée, face à la flambée des prix que subissent la plupart des étals de ces marchés. D’ailleurs, bon nombre de familles se sont approvisionnées auprès de ces jeunes venus écouler leur «moisson», au bas des immeubles des cités urbaines, à raison de 10 dinars la botte, certains ayant même cassé les prix pour les descendre à 5 dinars les deux bottes, tellement l’offre dépassait de loin la demande. Ah si nos producteurs de légumes pouvaient en faire autant...

S.M. Farès


La pomme de terre affame et l’oignon fait pleurer les consommateurs

Pénurie ou… spéculation sur les prix ?

Qu’il pleuve ou qu’il vente, rien ne semble arrêter les spéculateurs, qui gardent bien au chaud leur pomme de terre et oignons, dont leurs hangars sont pleins à craquer et nullement réfrigérés, puisque c’est le rude climat du Sersou qui s’en charge.

C’est ainsi que les spéculateurs arrivent à maintenir la tension sur les marchés et sur les ressources des consommateurs. Les chambres froides construites et subventionnées par l’Etat, à l’effet de réguler le marché des légumes, n’ont pas tardé à se vider de leurs contenus, pour laisser les spéculateurs organiser d’importantes fluctuations des prix suivies de pénuries alarmantes. Sur les marchés de la région, tous les légumiers se disputent le terrain de l’arnaque et profitent de la moindre ondée pour s’acoquiner avec les gros intermédiaires, appuyés par certains agriculteurs complices. C’est ainsi que la pomme de terre et l’oignon, pour ne citer que ces deux produits de base, sont cotés aux prix forts, tant sur les étals de marchés que sur les plateaux des charrettes, dont les conducteurs utilisent de surcroît des balances non conformes aux normes de l’office national de métrologie légale (ONML). Indignés par toutes ces hausses cycliques, les consommateurs y voient une désertion intolérable des pouvoirs publics, dont la faiblesse livre leurs administrés en otages à la mafia du libéralisme sauvage. Pour justifier la pénurie, pseudo mandataires et agriculteurs se sont tous mis sur la même longueur d’onde, imputer aux intempéries l’accès difficile aux récoltes attendues. Pour certains légumiers avertis et très aux faits des combines, cet air connu et rabâché ne sert qu’à camoufler «le stockage en lieu sûr des produits mis au compte-gouttes sur les marchés».

B. Kacem


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Published by omar - dans sidi-ali
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commentaires

fatma 06/02/2009 17:04

Il faut apprendre à manger car l'été avec tous fruits présents les gens préfèrent les yaourts etc....

Bencherif 06/02/2009 10:03

Chaque année c'est le même problème, pourtant cet année il y a de la pluie. D' ou vient le problème, manque de travail , mauvaise gestion, manque de compétence?

yamina 05/02/2009 11:37

le credit pour 5 et la pauvreté pour tous.