Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 00:05

Un expert international, Abdelmalek Seraï, met en garde contre le retour du monopole

Cinq privés nationaux s’emparent de 25% des crédits bancaires

Abdelmalek Seraï, expert et consultant international, a mis en garde contre le retour du monopole d’un tout autre ordre où cinq privés nationaux détiennent, à eux seuls, 25% des crédits bancaires alloués en guise de soutien et de mise sur rails des regroupements d’entités en qualité de grands champions industriels.


Selon ses propos, «cinq grandes entreprises privées se sont accaparées ces dernières années de 25% des crédits» destinés au secteur privé. «Il s’agit d’un chiffre aussi important que dangereux car il met cause la démocratisation des outils de financement à l’économie», avant d’appeler à «une démocratisation dans la distribution du financement». Chiffres à l’appui, l’expert estime que 600.000 micro- entreprises et quelque 3 millions d’Algériens attendent d’avoir des crédits. Intervenant avec d’autres experts économiques au cours d’une table ronde au centre de presse El-Moudjahid, Seraï souligne que depuis 1986, environ 2.500 dossiers d’investissements ont été bloqués pour des raisons bureaucratiques et rejetés par des banques. Pour lui, il n’est pas question de revenir aux grands groupes publics tombés en faillite et répéter le scénario-catastrophe avec les groupes privés.
D’ailleurs, le consultant international s’interroge sur le silence pesant de la Banque d’Algérie concernant la distribution des gros crédits au moment où des jeunes ménages croulent sous le poids de l’endettement. Certes, souligne-t-il, l’évolution du secteur privé est favorable avec un ratio de volume global des crédits passant de 17,6% en 2004 à plus de 23% en 2008. Mais, il a averti contre la crise des crédits chez les jeunes couples, si l’Etat ne tente pas de rectifier le tir en injectant un aspect moral dans la politique du crédit.
De son côté, Mustapha Mekidèche, économiste et vice-président du CNES, a passé sous scanner les problèmes structurant l’entreprise algérienne et les obstacles dressés contre elle par son entourage. Il estime que les grandes questions relatives au secteur privé sont actuellement identifiées.
Il cite, notamment, des contraintes liées à la structure de l’entreprise algérienne qui s’agrippe au statut familial au lieu d’une SPA et une incapacité à intégrer le marché obligataire, donc contracter des crédits longs ainsi que des taux d’intérêt débiteurs de 8 à 9%, les plus élevés au monde.
Il s’agit, également, de la dispersion de l’énergie en termes de représentativité syndicale. «L’entreprise privée ne peut pas défendre ses intérêts avec 7 ou 8 organisations patronales. On a besoin, par contre, d’un mouvement patronal unifié pour peser dans les choix économiques et dans la prise de décisions», rétorque le vice-président du Conseil national économique et social.
S’y ajoute, d’après lui, la structure des banques qui sont de type commercial et non pas d’investissement. Pour l’économiste, il faut mettre moins de contraintes d’éligibilité aux crédits. Interrogé sur la sortie de secours de l’économie rentière qui paralyse les initiatives et l’entreprenariat privé, M. Mekidèche reconnaît qu’on est otage du syndrome hollandais. «On a tué les entreprises d’engineering à très fortes potentialités locales pour se retrouver à la merci de la rente et du clientélisme», s’est-il indigné. Il propose, et en urgence, la stérilisation d’une partie de nos avoirs pétroliers comme ça été fait dans les grands travaux d’infrastructures. Mais également de mettre en place une politique de l’offre d’entreprise, avec le soutien des grands capitaines d’entreprises, qui tirera dans son giron une agrégation de PME.  
 
Développer un tissu de sous-traitants nationaux
Pour sa part, Zaïm Bensaci, président du Conseil national consultatif pour la promotion de la PME (CNCPME), après avoir ausculté le secteur privé, notamment celui des PME, plaide pour le développement d’un tissu de sous-traitants nationaux pour relancer l’entreprise privée. Avec, en appui, la définition d’une stratégie pour le développement de la PME devant la placer comme fer de lance de l’économie.
Le premier responsable du conseil de la PME ne comprend pas comment se fait-il qu’on a créé des organismes comme le FGAR et la caisse de garantie, alors que 80% des dossiers d’investissements garantis par le Trésor ont été rejetés par les banques. Avouant, au passage, l’existence d’une somme d’obstacles au financement bancaire et du foncier ainsi que les importations sauvages. «L’Algérie n’est pas un dépotoir de produits asiatiques et arabes», lâche le président du CNCPME. A l’adresse des sociétés étrangères installées en Algérie, Bensaci dira que «ceux qui viennent commercer, on n’en veut pas ! On a besoin de vrais partenariats gagnant-gagnant».
Dans un ton critique, il fustige les banques étrangères ayant réalisé des bénéfices considérables, mais ne consacrent aucune part pour les projets d’investissements. «Il faut que ces banques s’impliquent dans le processus d’investissement au lieu de jouer aux tiroirs-caisses», a-t-il martelé.
Enfin, le représentant de l’ABEF recense 17 banques et établissements privés parmi 27 existants. Selon lui, le financement bancaire au secteur privé de 2003 à 2007 est passé de 42 à 55%, dont 98% des crédits sont alloués par les banques privées au secteur privé tout en reconnaissant certaines contraintes liées à la transparence fiscale, au management et à la gestion des risques par les banques.
«Il y a, aujourd’hui, une distorsion entre les entreprises qui ont besoin de crédits et les banques qui disposent de surliquidités». En bref, le représentant de l’association des banques et des établissements financiers préconise une approche pédagogique dans la bancarisation de l’activité informelle qui représente plus de 17% en termes d’emplois et 13% du PIB. Et propose des textes d’application des mesures du Premier ministre concernant l’encadrement des IDE, la rationalisation des dépenses et l’assainissement des importations et du commerce extérieur.

Abed Tilioua

Partager cet article

Repost 0
Published by omar - dans sidi-ali
commenter cet article

commentaires

si afif erika 08/02/2009 16:48

FRANCHEMENT L ALGERIE UN PAYS MAGNIFIQUE MAI BEUACOUP DE SOUCI L POPULATION TRES PAUVRE IL YA BEAUCOUP A FAIRE DOMMAGE CAR CES UN PAYS QUI PE S EN SORTIR LES JEUNE PEUVENT MAIS IL FAUT LES AIDER LE GOUVERNEMENT PE MAI IL FAU LE VOULOIR MOI JE DIT VIVE LE PEUPLE ALGERIEN

Allilou 04/02/2009 19:31

Archeme  Hmida oua elgheb  hmida.Le serveur Hmida et le joueur Hmida.C'est toujours les mêmes un Khalifa part, d'autres Khalifa arrivent.

Allel 04/02/2009 18:21

Ils ont tué les entreprises publics pour se faire l'argent (notre argent)