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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 00:05

L’ambassadeur d’Algérie en France a plaidé, jeudi, pour une approche nouvelle à même de parvenir à une plus grande participation de la communauté nationale à l’étranger dans le développement du pays.

Dans une déclaration à la Chaîne-III de la radio nationale, Missoum S’bih a fait un premier bilan d’une série de contacts menée avec la communauté algérienne en France. Selon lui, «la communauté algérienne a connu une évolution qualitative durant ces dernières années et est fortement composée de cadres et d’intellectuels qui ont fait montre d’une disponibilité remarquable pour participer au développement de l’Algérie». Pour parvenir à cet objectif, le diplomate a précisé qu’il s’agit là d’une question à la fois importante et délicate «qui ne doit pas se contenter de simples effets d’annonce», mais qu’il méritait une politique nationale qui se fixe «des objectifs réalistes». «Evitons les discours sans portée pratique, car il est attendu de l’administration, non pas des miracles mais des promesses que l’on est en mesure de réaliser», a-t-il dit.
A une réponse sur ce qu’attendent vraiment les émigrés désirant rentrer au pays ou participer au développement, M. S’bih a soutenu qu’il fallait d’abord admettre l’existence de deux catégories d’émigrés. Tout en déclarant qu’»il ne faut pas entretenir trop d’illusion sur un retour massif des émigrés», l’ambassadeur explique: «Il y a ceux qui veulent rentrer définitivement et dont il faut préparer l’insertion professionnelle et la scolarité des enfants, pour ne citer que ces deux aspects très délicats, et une deuxième catégorie, plus importante, celle de ceux qui veulent revenir pour des missions limitées dans le temps, soit dans le domaine du consulting et du transfert du savoir-faire technique».»C’est ce qui nous a permis de prendre conscience de la nécessité de prendre des dispositions réalistes, pragmatiques et concrètes, avec un discours objectif», a-t-il déclaré.
Le diplomate n’a pas cherché à éviter de reconnaître qu’il y a eu des tentatives de retour de certains qui ont été déçus et qui ont connu des déboires qui n’ont fait qu’aggraver leurs frustrations. «Le problème, c’est que l’apport des compétences algériennes à l’étranger est une question plus délicate qu’il ne paraît», a-t-il soutenu.
Selon la même source, la communauté algérienne peine à s’organiser de manière efficace, expliquant cela par l’existence de raisons historiques, à commencer par son nombre important. L’ambassadeur a dit préférer que la diaspora s’organise par secteurs socioprofessionnels et au plan régional avant d’établir avec la mission diplomatique algérienne à Paris des relais de coordination. Il a reconnu que «cela prenait du temps pour de multiples raisons pratiques, mais que l’essentiel est que le message est aujourd’hui passé pour dire que «notre élite à l’étranger a une capacité d’influence qu’elle peut exprimer en s’organisant».

Amine B.

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Published by omar - dans sidi-ali
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