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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 00:04

Alors que l’accès aux soins est consigné dans la Constitution algérienne

«On refuse de soigner les pensionnaires de Diar Er-Rahma»

Alors que des cas de tuberculose sont signalés parmi les pensionnaires de Dar Er-Rahma de Misserghine, des structures sanitaires refusent de les prendre en charge, apprend-on auprès de la direction de l’établissement.

«Au niveau du service de pneumo-phtisiologie du CHU d’Oran (Pavillon Glatard), on nous propose des traitements seulement mais il n’est pas question que nos malades y soient hospitalisés ou qu’ils y soient pris en charge», déclare-t-on auprès du staff médical en poste au centre d’accueil Mohamed Boudiaf de Misserghine. La directrice de l’établissement confirme et précise: «Trois de nos pensionnaires sont touchés par la tuberculose. Ils sont actuellement en isolement, mais cela nous impose aussi un dépistage régulier auprès des autres pensionnaires et de l’ensemble du personnel du centre.
Aussi, les services sanitaires de Boutlélis nous ont fait manquer plusieurs rendez-vous pourtant confirmés. Nous les avons attendus, malheureusement personne ne semble vouloir prendre en charge les personnes en détresse de Diar Er-Rahma.» «Une frustration vécue amèrement par les pensionnaires, considérés comme des pestiférés», se plaint un sans-abri recueilli en ce centre. Et cette frustration est pleinement partagée par ce personnel et leur directrice totalement dévoués à la cause de ces malheureux.
La directrice précise, en ce qui concerne l’apparition de cette maladie: «C’est à la suite de la prise en charge des personnes en détresse ramassées quotidiennement dans les rue de la ville, comme exigé par la tutelle de l’action sociale, que la maladie est apparue au centre.»
A signaler que le centre d’accueil Mohamed Boudiaf de Misserghine, dont les moyens humains et équipement sont des plus réduits, abrite entre 230 et 260 pensionnaires, dont 56 aliénés mentaux qui auraient dû être pris en charge par un service spécialisé et qui se trouvent tout de même gardés au centre.
Le problème est que ce centre, où des cas d’urgence sont fréquents, ne dispose que d’une seule ambulance, par exemple. «C’est dans cette ambulance, déclare une psychopédagogue, que le plus vieux pensionnaire, abandonné par sa famille et ses enfants, est mort.» Celle-ci, soupirant et retenant une larme raconte avec regret: «Ammi Adda est décédé dans l’ambulance, au sortir du CHU d’Oran. On pouvait le garder une heure de plus seulement. Qui sait, peut-être que sa vie pouvait être sauvé!?»
Un nourrisson de 6 mois à peine, prénommé Abdellaoui, le pensionnaire le plus jeune illumine le centre de son sourire. «C’est pour lui et pour tous les autres pensionnaires», ces oubliés de la société, que la directrice du centre lance un appel aux âmes charitables, bien sûr, mais principalement aux médecins et spécialistes des secteurs privé et public pour «leur prêter cinq minutes de leur temps, quelques minutes pour orienter et consulter, ou simplement montrer à ces personnes vulnérables qu’elles peuvent aussi être soignées comme tous les autres». N’est-ce pas un droit citoyen?
 
Zitouni M.

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Published by omar - dans sidi-ali
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commentaires

lakhdar 21/02/2009 11:06

Il faut faire attention tous les Médecins ne sont pas pareils. De plus l'article ne raconte certainement pas toute l'affaire.LE Hakim est avant tout un être humain.Salut à tous

Azziz 20/02/2009 22:03

Des médecins qui font grêve et demandent une paye de 5000 euros.Certains ne méritent même pas la paye qu'ils ont. Tabib c'est Hakim qui veut dire Hikma.Bonne semaine à tous.

MADJID DE NANTES 20/02/2009 16:31

Je trouve que c'est honteux et scandaleux et c'est de la discrimination pour ces établissements de santé qui assurent le service public hospitalier de refuser l'hospitalisation pou ces pauvres  malheureux pensionnaires de diar Er-Rahma d'etre refuser pour une prise en charge alors qu'ils sont rejetés par leurs propres enfants et la société ,pourquoi cet acharnement thérapeutique???parce qu'ils sont atteint de la tuberculose  alors qu'ils ont le droit aux soins et l'hospitalisation les plus appropriés et ainsi qu'un meilleur traitement et quelles que soit leurs circonstances, c'est un droit au respect et à la dignité a ces personnes agées qui ont tous  donnés pour cet'Algerie libre et indépendante alors que le principe de non -discrimination est inscrit dans le code de la santé,ou elle se trouve cette" Rahma de ces responsables qui nous donnent des leçons sur l'islam.