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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 00:03

Bouguirat, devanture sud de Mostaganem

A ceux qui veulent bien l’entendre, le maire de la sinistre bourgade, prétend que l’œuvre de basse besogne d’abattre une trentaine d’arbres séculaires, presque d’une essence rare et en voie d’extinction, afin d’ouvrir une chaussée carrossable d’opportunité absolument nulle, est une instruction formelle de Mme le wali. Ainsi, curieusement, compte-t-on endosser
à Mme le wali, ce chef d’exécutif particulièrement connu pour son attachement scrupuleux à la légalité, un véritable crime écologique, parfaitement gratuit ! Alors que le marché a été attribué à un entrepreneur, la Conservation des forêts ne semble pas prête à cautionner le forfait en délivrant l’autorisation d’abattre une végétation aussi précieuse. Tout porte à croire que l’indécision serait définitive pour la simple raison qu’aucun argument justifiant la nécessité, «cruciale et absolue», d’une voie carrossable séparant le jardin public de la mairie en construction et de la mosquée qui la jouxte, ne peut être avancé.
Depuis 1897, l’année de la construction de la brigade de gendarmerie, à la place de laquelle le siège de l’APC est en cours d’édification, jamais une telle séparation n’a été entrevue. De tout temps, l’ancienne brigade de gendarmerie, de l’église reconvertie depuis 1974 en mosquée, et du presbytère occupé pendant au moins une décennie par les services de la sûreté de daïra, ont donné sur le jardin public qui les sépare de la route nationale traversant l’agglomération.
Depuis qu’il a eu vent du projet, dont «l’enveloppe financière aurait servi à meilleur escient à bitumer la voirie quasiment impraticable de nombreuses cités de l’agglomération», Dr Senouci, le président de l’association locale œuvrant pour la préservation de l’environnement, est dans un désarroi indescriptible. Il ne sait à quel saint se vouer, ni à quelle autorité s’adresser, pour empêcher ce désastre gratuit, mais surtout inutile. Il n’arrive pas à comprendre comment Mme le wali ose «piétiner» l’arrêté édictant classification et préservation des jardins publics et espaces verts des communes de la wilaya, promulgué par son prédécesseur à la tête de l’exécutif de la wilaya, en exigeant l’aménagement d’une route dont personne, ni aucune autorité, n’a éprouvé la nécessité depuis que l’agglomération existe.
En dépit de sa classification officielle, en vertu de l’arrêté du wali daté du 1er mars 2004, ledit jardin, hérité de l’ère coloniale, est livré à l’abandon et à la déshérence. Souffrant cruellement de la sécheresse, mais également de la main destructrice de l’homme et de l’autorité communale notamment, il a commencé par perdre ses beaux massifs floraux, ses arbustes et sa végétation la plus fragile. D’importantes aires en ont été grignotées pour l’érection de kiosques, commerces et même logement.
Pour ne pas trop remonter dans le temps, un certain jeudi 22 avril 2004, la malédiction inhumaine avait frappé au triste espace vert et a emporté un pin d’une essence rarissime, que ni les services des forêts, ni encore moins de l’APC, auteurs de l’initiative géniale de l’abattage, n’ont jamais été capables de remplacer. Le pin abattu, un gigantesque arbre vieux de plusieurs décennies, était «condamné» à son tort d’avoir donné asile à des oiseaux insectivores en extinction qui salissaient le sol sous l’arbre.
Le jour du drame, pas un seul passant, enfant ou vieux, de la localité ou simplement visiteur de passage, ne s’est abstenu de maugréer et d’injurier les responsables de cet acte criminel. Le particulier ayant bénéficié des droits payants de l’abattage, a entendu moult mots désagréables. En quelques heures, un «monument» incarnant et se confondant avec l’histoire de moult générations du village, a disparu, coupé à ras, afin de ne jamais reprendre. Dans la foulée, plusieurs dizaines d’oisillons n’ayant pas encore la force de fuir, avaient été cruellement décimés. Sans le moindre entretien, ni irrigation, et persévérant dans «l’agression», voire dans le crime écologique, voilà que maintenant on ne daigne même pas laisser la nature s’en occuper. Les arbres élancés qui tentent d’opposer la résistance naturelle risquent d’être passés à la tronçonneuse. Avec la bénédiction des autorités locales.
M. Belarbi

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Published by omar - dans sidi-ali
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commentaires

Abdellah 06/05/2009 20:21

Détruire c'est facile, oui Monsieur à Sidi Ali comme ailleurs. Les gens pensent à la facilité, l'environnement pour eux c'est l' affaire des autres. Il faut voir les arbres du village depuis le départ de Ami Beldjilali Allah Yarhmou, de Ami el hadj  Laïd El Messali allah yarhmou, de ami Saïdi et les autres de la commune, aucun entretien, Ils  étaient carrés, ils sont comme maintenant sans forme.Bon week end à tous.

ali_bell 06/05/2009 16:55

"Massacre à la trançonneuse" le nouveau remake .Production : cherchons acteurs  bien payés pour un travail bien gratuit.

ali_bell11@hotmail 06/05/2009 11:53

a sidi ali on perpètre le meme crime puisque la majorité de nos arbres sont coupés soit à la tranconneuse (devant le siège du FLN ex.
où on a coupé la moitié d'un arbre pour dégager rendre plus"visible" la façade soit au bulldozer soit disant pour élargir l'entrée du village (route sidi lakhdar) où les derniers muriers qui non seulement dispensaient un soupçons d'ombre aux voyageurs  se dressaient là comme le témoignange d'un passé ou la verdure n'était pas le cadet des soucis de la municipalité.Il semble que les différentes quis se sont succédées dans notre mairie se soient données le mot pour trasformer notre si beau village en bourgade desertique ou le béton et l'asphalte , la poussière et la boue ont conquis chaque centimètre de notre cher pays au point de déssécher nos ames.Les seuls bénéficiaires de cette politique désastreuses ce sont les connexion du bois qui s'empressent de récupérer les carcasses des arbres hélas séculaires et les entreprises de constructions qui sèment partout leurs édifices hideux