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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 00:00

 A nos Glorieux Chouhadas tombés au champ d'honneur pour une Algérie libre et indépendante Cliquez ici

Plus d’un demi-siècle après le déclenchement de la guerre de Libération nationale, le 1er Novembre 1954, l’histoire fabuleuse de la Révolution algérienne n’a pas encore livré tous ses secrets. Il est vrai que, constat bien établi, “la révolution ne profite jamais à ceux qui la font”.

Pour rendre justice, j'essaye d'apporter une vérité historique sur le déclenchement de la guerre

  • Dans la nuit du 31 Octobre au 1er Novemvre 1954 les commandos de l'ALN entrent en action :
    • CASSAIGNE ( Sidi-ali actuellement): vers minuit, un jeune Pied-Noir de 19 ans, François LAURENT est tué devant la gendarmerie. Il sera la première victime de cette guerre.
    •          A Sidi Ali ( Cassaigne ,Mostaganem) 
                Le coup de feu est tiré à 23h
                 La ville de ouillis ( commune de Cassaigne) porte désormais son nom : Benabdelmalek Ramdane. Histoire d’une grande figure de la Révolution.
                  Lorsque Larbi Ben M’hidi envoya le jeune Ramdane dans la région de Mostaganem en 1953, c’était dans l’esprit du leader de la Révolution, pour préparer et prendre en main des militants restés trop longtemps dans l’anonymat et qui piaffèrent d’impatience pour passer à l’action. Le 29 octobre 1954, Benabdelmalek Ramdane, qui était le seul à connaître la date du déclenchement de la Révolution, réunit au douar Ouled Abid près du port de Ouilis (Ben-Abdelmalek Ramdane actuellement) l’ensemble de ses hommes. Huit, pas plus. Objectif : attaquer et détruire la petite gendarmerie de Cassaigne et prendre toutes les armes.
                La tactique de Ramdane était simple : placer un demi-groupe à Ouilis pour faire le guet, poster un autre demi-groupe au sud- est de la brigade de Cassaigne avec des éléments aguerris tels que M’hendel, Boukneine, Chouarfia et si Aek.Sahraoui (el mihoub) et enfin un autre demi-groupe à l’ouest de la cible avec des hommes décidés tels que Tayeb, le frère de Boukneine, Tahar Ahmed et Belhadj. Il est 23 heures et deux Européens, Laurent François et Mendes Jean-François rentrent de Mostaganem, le chef-lieu où ils ont dansé une bonne partie de la soirée. Sitôt dépassés le phare du cap Ouilis, exactement au niveau de la ferme Mansenegrot, les deux noctambules se font accrocher par le groupe. Laurent François et Mendes sont légèrement blessés. Il est 23 h 15 et la Révolution, officiellement, n’a pas encore été déclenchée. Les deux colons qui devaient servir d’appât n’auront qu’une seule idée en tête à ce moment-là : prévenir la gendarmerie de Cassaigne et alerter les autorités, chose que les insurgés voulaient à tout prix. Et c’est ainsi que quelques minutes avant minuit, les deux rescapés tout excités et tout tremblant vinrent sonner à la porte de la brigade légèrement éclairée par une lumière blafarde. Mais il faut croire que les gendarmes avaient le sommeil lourd. Même le vacarme d’un chien déchaîné aboyant rageusement dans la cour ne les réveillera pas. Une cuite à l’anisette a dû certainement les assommer. Perdant patience et ne voyant ni la porte ni le portail métallique s’ouvrir, les deux demi-groupes qui avaient pris l’institution en tenaille ne résistèrent pas alors à faire le coup de feu et à tirer en direction des colons.
                Une première balle s’intercala dans une meurtrière, une seconde rafla la porte mais la troisième eu raison de Laurent François qui la recevra en pleine nuque. Il sera tué sur-le-champ. Quant à Mendes, il s’affaissera touché par une balle. À minuit passé, le groupe se dispersera pour se fondre dans la nature. D’autres moudjahidine, tout de suite après, prendront la relève. Mais le signal était désormais donné. La Révolution venait d’ouvrir la marche et faisait ses premiers pas. Certes, l’attaque concertée d’une petite brigade de gendarmerie sur une côte déserte du Dahra n’a en soi rien d’épique d’autant que les pauvres attaquants n’étaient armés que de simples fusils mais elle marquait, par son incroyable impact, un tournant dans l’Histoire du pays. L’administration coloniale en était si consciente qu’elle tentera, par le biais d’une justice expéditive, de frapper l’imagination avec les verdicts disproportionnés.
                Après une cavale qui n’aura duré que quelques semaines, tout le réseau de Cassaigne sera appréhendé et arrêté... Le 23 juillet 1955, un important service d’ordre prenait place autour du tribunal de Mostaganem transformé pour la circonstance en assises. Le commissaire Certel Chebot en personne supervisait le rituel.
                À 8h30, la famille Laurent, les traits tirés et visiblement écrasée par la peine, prenait place au premier rang. M. Albertili, un conseiller de la Cour d’appel d’Alger fera office de président, il sera assisté par deux juges Mebo et Fyband et le ministère public sera représenté par M. Geoffroy. Le tribunal se paiera même le luxe de deux interprètes : Tahalaiti et Mekki.
                Dans l’acte d’accusation qui sera lu à la cour, les éléments du groupe de Benabdelmalek Ramdane seront traités tantôt de bandits, tantôt de terroristes mais pas encore de “fellagas”. Il était évident que quelque furent la véhémence, l’éloquence ou les effets de manche des avocats, le groupe était sûr de servir d’exemple et il ne se faisait aucune illusion quant à son sort. C’était si vrai que la cour mettra à peine une demi-heure pour donner son verdict. Et à ce propos, ces assises-là ne feront pas dans la dentelle.
                Cinq peines capitales seront prononcées contre les hommes qui ont tiré sur Laurent François et Mendez et le portail de la gendarmerie, une peine de travaux forcés à perpétuité, une peine de 20 ans de réclusion et deux peines de 3 et 5 ans de prison ferme.
                Benabdelmalek Ramdane, selon nos sources, ne sera pas pris vivant. Il sera tué au cours d’un accrochage... le 1er novembre du coté de Oued el Abid. Vendu par un gard de Traba Sahel.

    • ALGER : l'usine à gaz, un dépot de pétrole, Radio-Algérie sont attaqués.
    • BOUFARIK : La coopérative d'agrumes est incendiée.
    • BABA-ALI : l'entreprise Cellunaf subit des dommages.
    • TIGZIRT et TIZI-OUZOU : Les gendarmeries sont harcelées.
    • Ici et là des poteaux téléphoniques sont coupés.
    • ARRIS : le car venant de BISKRA, au coeur des Aurès, est arrété dans les gorges de TIGHANIMINE par un commando dirigé par CHIHANI BACHIR, lieutenant de BEN BOULAID. A bord du car, le Caïd HADJ SADOK de M'CHOUNECHE et un couple de jeunes instituteurs récemment arrivés de Métropole : Guy et Janine MONNEROT. Les fellaghas les font descendre de l'autocar. Le Caïd prend leur défense : "ils sont venus instruire nos enfants et vous voulez les tuer !". HADJ SADOK est abattu puis l'instituteur..
    • BATNA : 2 sentinelles en poste devant la caserne du 9ème RCA sont abattues : Pierre AUDAT et Eugène COCHET.
    • KENCHELA : le lieutenant DARNEAUD, commandant du secteur, est assassiné et 3 gardiens de la paix du commissiarat sont dépouillés de leurs armes.
    • DRA-EL-MIZAN : un agent de police musulman est assassiné : HAROUN Ahmed Ben Amar.

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Published by omar - dans sidi-ali
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