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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 00:00

Aïn Témouchent, ce n’est pas seulement cet enfant terrible, Bellemou, l’homme à la trompette en or dont les airs ont bercé toute une génération. Ce n’est pas seulement les Chioukh connus de Aïn Larba,Hassi El- Ghella, Chabat El-Hamet Aoubellil, qui excellaient dans un l’art de chanter les textes du melhoun accompagnés par des orchestres deGuesbas etGuellal. C’est aussi lesMeddahat, ces troupes rassembleuses de femmes qui reprennent les chants religieux. Et l’une des figures incontournables dans cet espace est sans doute Cheikha Yamina, âgée aujourd’hui de 63 ans dont près de lamoitié -trente ans plus exactement- a été consacré au genremeddahat qui caractérise l’Ouest et qui n’est autre que l’ancêtre du raï. Sa carrière, elle l’a été forgée, souligne-t-elle, non sans fierté, àOran, en compagnie de CheikhaWarda, elle qui, sur scène,manie admirablement le violon. «J’ai appris à y jouer durant les années soixante-dix, mais je dois reconnaître que je n’ai pas la dextérité demon défuntmarie, Goumbri Kacem Allah yarhmou, qui était, lui, un violoniste hors pair», dit Cheikha Yamina en précisant que c’est lui qui lui a appris à jouer ses premières notes sur cet instrument. «Notre troupe est composée de cinq artistes, chacune de nous jouant à un instrument: gallal, violon, T’bela, tare et derbouka», dit-elle encore. Volets paroles, la troupe puise ses textes dans le patrimoinemelhoun, medh et texte du raï originel, quant à la composition, c’est parfois toute la troupe qui participe. «Les femmes la composant sont toutes autodidactes,mais nous avons l’ouïemusicale qui nous permet de créer des sonorités parfumées aux airs de l’Oranie. L’expérience a aussi son poids dans ce domaine», dit Cheïkha Yamina Temouchentia. Mais qu’est ce qui explique son absence relative de la scène culturelle officielle à Aïn Témouchent? «Nous sommes bien là!Nous avons notre place dans lesmilieux populaires. Nous animons ainsi des fêtes de mariages, fiançailles, circoncisions… Je regrette toutefois que nous soyons écartées des programmes d’animation divers élaborés par les responsables du secteur de la culture. Ce n’est pourtant pas faute d’enracinement de ce
genre musical dans la société», conclut l’artiste.
SABRAOUI DJELLOUL CORRESPONDANT DE LA VOIX 

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Published by omar - dans sidi-ali
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commentaires

Affif 13/07/2009 16:55

Elles font partie de notre patrimoine.